Le scandale financier qui secoue le cadre de Didier Deschamps
Alors que le FC Nantes endure un début de saison difficile, trois mois après sa relégation en Ligue 2, le cadre de Didier Deschamps, l’ancien international Moussa Sissoko, est mis en examen dans une affaire judiciaire qui secoue les Canaris.
Enquête judiciaire et accusations
Les investigations, menées par le juge d’instruction rennais Jérémy Mouchette, portent sur un réseau présumé d’exercice illégal de la profession d’agent sportif, d’abus de biens sociaux et de blanchiment en bande organisée. C’est ce cadre hautement sensible qui a conduit les autorités à examiner les agissements du club.
Moussa Sissoko, âgé de trente‑sept ans et sous contrat avec le Panathinaïkos, voit son nom lié à ce scandale. Le milieu de terrain, qui a porté les couleurs des Bleus à soixante‑et‑une sélections, est directement mis en examen pour « usage de faux en écriture publique » concernant la période 2022‑2024 à Nantes.
Le lien le plus étroit de Sissoko avec le dossier est son oncle, Bakari Sanogo, qui n’est pas titulaire d’une licence d’agent en France. Les enquêteurs estiment que le FC Nantes aurait versé huit virgule deux millions d’euros à Bakari Sanogo, opérant ainsi via des prête‑noms.
Selon son conseil, Me Carole‑Olivia Montenot, le grief n’a aucun rapport direct avec le marché des transferts ou le football professionnel. Il s’agirait d’un litige administratif autour de la rédaction de documents justificatifs liés à un transfert de fonds d’ordre privé entre le joueur et son oncle.
La France proche de la tête de série Euro 2028 après ses victoires en Ligue des Nations
Implications pour le club et les acteurs
Des sources de L’Équipe indiquent que les montages financiers utilisés par le FC Nantes lors de transferts tels qu’Emiliano Sala, Guillaume Gillet, Alban Lafont ou Lucas Evangelista seraient en totale contradiction avec le Code du sport, suscitant des soupçons d’exercice illégal d’agent et de blanchiment.
L’agent Joaquim Batica serait le prête‑nom de Bakari Sanogo. Entre 2015 et 2021, le club aurait ainsi versé huit virgule deux millions d’euros à ce dernier par l’intermédiaire de Batica, les « primes exceptionnelles » versées aux joueurs servant prétendument à rémunérer clandestinement Sanogo.
Outre Sissoko, le FC Nantes en tant que personne morale, son directeur général Franck Kita, Bakari Sanogo, sa compagne Sylvie B et Joaquim Batica font l’objet d’une mise en examen. Les qualifications retenues comprennent exercice illégal d’agent sportif, faux et usage de faux, abus de biens sociaux, blanchiment de fraude fiscale aggravée et blanchiment en bande organisée.
L’enquête se poursuit, maintenant le FC Nantes sous le feu des regards alors que le club lutte déjà sur le terrain.