Le vacarme autour du Ballon d’Or menace les chances de Mbappé et Yamal
Le débat autour du Ballon d’Or 2026 s’intensifie alors que Kylian Mbappé et Lamine Yamal proclament « Je mérite le Ballon d’Or », tandis que les 100 journalistes du collège électoral restent imperméables aux campagnes médiatiques et aux pressions de leurs clubs et proches. Jamais la course au plus prestigieux des trophées individuels n’avait semblé aussi bruyante.
Un scrutin 2026 aux prétendants multiples
Le vote, inédit par son indécision, réunit Lamine Yamal, Kylian Mbappé, Khvicha Kvaratskhelia, Harry Kane et Ousmane Dembélé, tous convaincus de leurs chances. Aucun d’eux ne cache son ambition, et les déclarations publiques se multiplient.
Portés par la communication agressive de leurs clubs et de leurs proches, les prétendants multiplient les sorties médiatiques où l’humilité brille par son absence, flirtant dangereusement avec le troisième critère officiel du trophée : la classe et le fair‑play.
Le jury journalistique reste imperméable
Composé de cent journalistes spécialistes représentant les cent premières nations du classement FIFA, le collège exprime une exaspération croissante face au « ramdam » orchestré. Yazid Ouahib, juré pour l’Algérie depuis 2007, déclare que ces campagnes sont des distractions qui n’influencent pas sa voix.
Michael Owen soutient Kylian Mbappé comme principal prétendant au Ballon d’Or
Anders Bengtsson, représentant suédois, affirme que « Ces campagnes n’ont absolument aucune influence sur moi ». Il précise que seules des statistiques ou des arguments solides pourraient éventuellement faire pencher la balance, à condition d’avoir réfléchi avant de voter.
Pascal Ferré, ancien directeur de la rédaction de France Football, rappelle que les jurés ne sont pas « des lapins de trois semaines ». Selon lui, un Ballon d’Or peut se perdre sur le terrain de la communication si le joueur occupe l’espace de manière maladroite, risquant d’agacer les votants.
À l’heure du choix final, la sérénité des bulletins en conscience pourrait bien balayer des mois de vacarme promotionnel, laissant le mérite sportif primer sur le bruit médiatique.