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Le VAR sous le feu du Standard : quand l’arbitrage de la Pro League déroute
Le match Standard – Charleroi du dimanche a mis en lumière deux visions opposées du même arbitrage: d’un côté, le Standard estime qu’un penalty à la 92ᵉ minute aurait dû être accordé, de l’autre, le VAR n’a rien signalé. Cette divergence alimente le débat sur la cohérence des décisions en Pro League.
Le penalty contesté
Selon Jonathan Lardot, le contact entre Aurélien Scheidler et Salieu Drammeh dans le rectangle était clairement fautif. « C’est la phase la plus claire du week‑end », a‑t‑il déclaré dans sa capsule hebdomadaire sur, ajoutant que l’arbitre n’a pas sifflé malgré la chute « un peu théâtrale » de l’attaquant du Standard. Lardot a insisté sur l’existence d’un « contact clair qui empêche l’attaquant de continuer son geste ».
Le rôle du VAR
Wim Smet, l’arbitre principal, a consulté l’écran du VAR pendant le match AS Eupen – RFC Liège le 19 septembre 2026, comme le montre la photo de Vincent Blouard. Lardot a expliqué que le VAR aurait pu juger le contact « trop léger », mais a souligné l’incompréhension face à l’absence totale d’intervention. « Certainement que le VAR a estimé que le contact était trop léger », a‑t‑il ajouté.
Des incohérences récurrentes
Les critiques ne s’arrêtent pas à ce seul incident. Au cours des huit premières journées, le VAR a annulé un but de Zulte Waregem pour une faute supposée d’Anosike Ementa, a intervenu à tort lors du derby de Bruges du 23 août, et a omis un penalty évident lors du match Courtrai – Charleroi. Lardot a rappelé que « une légère touche n’est pas impactante pour siffler penalty », tandis qu’une source dans l’arbitrage estime que les nouvelles règles sont « illisibles pour les spectateurs, mais parfois aussi pour les arbitres eux‑mêmes ».
Alexandre Boucaut, ancien arbitre, a qualifié ces situations de « totale incompréhension », soulignant que les trois opérateurs du VAR, plus le superviseur, pourraient intervenir pour « réveiller les troupes » si nécessaire. Il a décrit le manque d’intervention comme une « stupéfaction ».
Jonathan Lardot a conclu que le VAR crée une attente de perfection grâce aux images et aux ralentis, mais que l’erreur et l’interprétation restent humaines. « C’est un peu le côté négatif du VAR », a‑t‑il reconnu, rappelant que la règle du « changement clair de direction » reste floue et alimente la frustration des clubs et des supporters.
Le football belge, sous l’égide de la Jupiler Pro League, accumule ainsi des décisions qui interrogent, comme le montre cet épisode du Standard contre Charleroi. Au‑delà des erreurs individuelles, c’est la lisibilité du règlement et la cohérence de l’arbitrage qui restent à clarifier.