Les supporters turcs réclament la démission de Vincenzo Montella
Après la lourde défaite 1‑4 de la Turquie contre l’Italie à Bursa, les supporters ont envahi les tribunes pour réclamer la démission du sélectionneur Vincenzo Montella ainsi que du président de la fédération, qui a quitté le stade avant le coup de sifflet final, laissant planer le doute sur la présence de Montella vendredi à Sclessin.
Une défaite cuisante
Le match s’est soldé par un score de 1‑4, trois buts concédés en seulement 27 minutes, ce qui a plongé la Turquie dans une situation désespérée dès la première moitié.
Les Turcs ont vu leurs espoirs s’évanouir rapidement, la domination italienne étant évidente dès le premier quart‑heure.
Réaction des supporters
Dans les tribunes de Bursa, la frustration a rapidement viré en colère; les supporters ont sifflé les joueurs, l’entraîneur et le président, en scandant à plusieurs reprises « Montella istifa ».
Selon les médias turcs, le président de la fédération, İbrahim Hacıosmanoğlu, a quitté le stade avant le coup de sifflet final, témoignant de la tension ambiante.
L’avenir de Montella
Après le coup de sifflet final, les joueurs se sont excusés. Merih Demiral a déclaré: « Nous devons présenter excuses à supporters. Nous avons honte de notre prestation. »
Vincenzo Montella a estimé que son équipe « méritait » les sifflets et les huées, ajoutant que la performance avant la pause n’était pas au niveau de l’adversaire et qu’il fallait analyser la première moitié pour en tirer des leçons.
Interrogé sur une éventuelle démission, Montella a répondu qu’il n’avait aucune intention de quitter son poste, affirmant croire au travail accompli, rester malgré d’autres offres et garder confiance en les jeunes joueurs.
Une réunion d’urgence s’est tenue lundi soir au sein de la fédération turque, laissant planer la question de la présence de Montella dans la zone technique vendredi soir à Sclessin, où la Turquie affrontera les Diables Rouges.
Montella a rappelé que, il y a trois ans, l’équipe évoluait en Lega C, qu’ils ont ensuite remporté la Lega B et qu’aujourd’hui ils évoluent en Lega A, soulignant une nette progression du niveau.
Il a également évoqué les évaluations financières des équipes: l’Italie à 840 millions d’euros et la Turquie à 417 millions d’euros, précisant que les journaux laissaient croire à une rencontre facile, ce qui n’était pas le cas.
Enfin, le sélectionneur a critiqué l’approche du premier temps, déclarant que le groupe n’est pas habitué à jouer un match tous les trois jours, qu’ils se sont mérités les huées et que, malgré un meilleur départ après le 3‑1, un but a été annulé, le poussant à rester calme tout en analysant la situation.