Coupe du Monde
Luis de la Fuente évoque le sentiment de contrôle total face à la France
Plus de deux mois après la demi-finale de la Coupe du monde, Luis de la Fuente garde un souvenir précis de la rencontre face à la France. Le sélectionneur espagnol affirme avoir ressenti une impression de contrôle total, estimant que les Bleus manquaient d'armes pour inquiéter son équipe.
Une maîtrise tactique confirmée
Dans une interview accordée à L’Equipe, Luis de la Fuente revient sur cette prestation. « Ce fut un match presque parfait de notre part », confie-t-il. Le technicien souligne que ce sentiment de domination était bien présent dans le camp espagnol, malgré la tension inhérente à une demi-finale.
Il compare cette sérénité à un précédent marquant en Ligue des nations. Le 5 juin 2025, l'Espagne menait 5-1 à la 75e minute face à la France, avant de voir le score se réduire à 5-4. Cette expérience a servi de leçon. « Comment ne pas imaginer que ça pouvait nous arriver en ne menant que 2-0 ? Mais cette sensation de contrôle, nous l’avons plus eue dans ce 2-0 que lors du 5-1 », explique-t-il.
La solidité défensive de la Roja
Cette impression de maîtrise a traversé l'intégralité du tournoi. La Roja a fait preuve d'une solidité remarquable, n'encaissant qu'un seul but sur l'ensemble de la compétition. « Dans l’ensemble, nous avons eu le contrôle de tous les matches. Malgré beaucoup de difficultés, nous nous sommes sentis très supérieurs », affirme Luis de la Fuente. Il précise que les adversaires parvenaient rarement à cadrer leurs tirs, bien qu'il reste conscient de la fragilité du football où la défaite reste possible malgré la domination.
Le sélectionneur a également abordé le rôle de Lamine Yamal. Bien que le joueur soit souvent mis en avant comme un génie du football, Luis de la Fuente insiste sur l'importance du collectif. « Ce qui a vraiment fait la différence, c’est l’équipe, le groupe. Parce que même Lamine, sans être dans sa meilleure version, a fait une grande Coupe du monde. Il a beaucoup mûri parce qu’il a vu qu’il pouvait aider l’équipe d’une autre manière. »
À quelques heures du retour à la compétition de son escouade en Angleterre, le sélectionneur espagnol affiche toujours autant de sérénité.