Mancini affronte le passé financier de Manchester City au Stade
Ce vendredi, Roberto Mancini foulera le parquet du Stade de France en tant que sélectionneur de l’Italie, alors que l’affiche devait célébrer le football et les retrouvailles entre deux grandes nations. Il devra toutefois répondre à la question qui plane : comment le coach, ancien de Manchester City, reste‑muet face aux conclusions accablantes sur les finances de son ancien club ?
Finances de Manchester City
L’enquête menée par une commission indépendante a déclaré Manchester City coupable de graves infractions financières. L’une des pièces du dossier concernait la rémunération d’un entraîneur dissimulée dans une convention de conseil fictive, identifiée comme celle de Mancini.
Le montage aurait permis à Al‑Jazira de verser près de 2 millions d’euros annuels à Mancini pour seulement quatre jours de travail par an. À cela s’ajoutaient les 1,7 million d’euros officiellement payés par le club anglais.
Réaction de Mancini et implications
Interrogé, le technicien italien a déclaré : « Le double contrat présumé ne me concerne pas. C’est leur problème, pas le mien ». Sa défense paraît difficile, puisqu’il était le bénéficiaire de l’accord.
France‑Italie Sky confirme Vergara titulaire au Stade de France
Néanmoins, rien ne prouve que Mancini connaissait l’objectif comptable du montage ou qu’il ait enfreint personnellement une règle. La commission a jugé que la sanction visait Manchester City, et non le sélectionneur, qui n’était pas partie à la procédure. Cette distinction juridique lui permet de diriger la Nazionale contre les Bleus lors du prochain affrontement.
Le mécanisme mis au jour dépasse le simple contrat de sponsoring et englobe des rémunérations non intégralement déclarées, soulevant des questions sur la transparence financière du football. Manchester City envisage de faire appel de la décision.
Ainsi, la présence de Mancini sur le banc italien face aux Bleus reste embarrassante. Avant de parler tactique, il devra expliquer pourquoi un contrat qualifié de fictif par une commission indépendante ne serait toujours pas son problème.