Marcel Desailly compare la gloire du 1998 à sa vie ordinaire
Marcel Desailly, 58 ans, revient sur son ascension mythique du 12 juillet 1998, lorsqu’il a soulevé la Coupe du monde avec les Bleus, et explique pourquoi il préfère aujourd’hui une existence « comme Monsieur Tout‑le‑monde », loin des exigences du football et les contraintes.
Un palmarès exceptionnel
Une Coupe du monde, un Euro, deux Ligues des champions, deux titres de champion d’Italie et une Coupe d’Angleterre composent le palmarès de Marcel Desailly. Il a soulevé la Coupe du monde le 12 juillet 1998 avec les Bleus. Il compte 116 sélections en équipe de France.
Sa carrière l’a conduit à Nantes, à l’Olympique de Marseille, à l’AC Milan et à Chelsea. Né au Ghana, il a grandi entre la France et le pays d’origine. Ces passages ont façonné son identité de footballeur international.
Il a raccroché les crampons il y a vingt ans, après une dernière expérience au Qatar, et ne regrette pas cette décision. Selon lui, les matches lui manquent, mais les contraintes du métier ne le pèsent plus.
Une vie hors des projecteurs
« L’après‑carrière est tellement fantastique », confie Marcel Desailly dans l’émission À point diffusée sur. « J’ai fait vingt ans de football, 1986‑2006. Et là, 2006‑2026, vingt ans aussi, donc j’ai un vrai recul. Et je préfère la vie que j’ai maintenant. »
Il raconte qu’il possédait des Ferrari et des Bentley, mais que la notoriété l’empêchait d’aller chercher ses enfants à l’école ou de faire les courses à Milan. « Impossible de me placer devant la vitrine d’un restaurant quand les passants entrent, alors que je suis en tête‑à‑tête avec ma femme », précise‑t‑il.
Après la finale France‑Brésil du 12 juillet 1998, il a déclaré être « James Bond », anticipant chaque geste dans la rue. Il avoue que les 90 minutes d’un match lui manquent: « C’est magique, un but victorieux à la 90e minute, ça me manque. »
Passionné d’art et d’affaires, il explique que les entraînements l’empêchaient d’assister à des événements familiaux. « Ça paraît simple, mais au quotidien, sur une longue durée, c’est frustrant, dit‑il. » Aujourd’hui, il maîtrise son emploi du temps.
Il se décrit comme « Monsieur Tout‑le‑monde ». « L’argent n’est pas une préoccupation, même si j’en veux toujours plus, explique‑t‑il. Je voyage en cherchant les meilleures périodes, je choisis le nombre de jours, comme n’importe quel petit entrepreneur. »
Contrairement à certains sportifs qui vivent une « petite mort », il a anticipé sa reconversion. Il possède des sociétés qui utilisent son image pour promouvoir des produits et donne des conférences via l’UEFA et la FIFA. La transition a donc été fluide.