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Mario Kohnen, de l’amateur à la révélation du Charleroi en Jupiler
Dans le huis clos feutré de Sclessin, l’air chargé de souvenirs rappelle à Mario Kohnen les débuts modestes de sa carrière. Le coach du Sporting de Charleroi, alors qu’il souffle ses quarante bougies, revit les entraînements d’amateur qui l’ont forgé avant d’atteindre la Jupiler Pro League.
Depuis avril dernier, il dirige le Sporting de Charleroi, sa première mission en tant qu’entraîneur principal. En moins d’un an, il est devenu la révélation de la première moitié de saison, attirant l’attention de toute la Belgique. Julien Parcinski, journaliste football, a souligné cette progression dans son article. Son parcours montre qu’il n’a jamais imaginé, lorsqu’ingénieur, que le banc d’un club de D1A serait son avenir.
Originaire de la province de Liège, Mario Kohnen a évolué pendant des années dans les divisions inférieures, près d’Eupen, loin des projecteurs. Mille expériences dans le football amateur ont jalonné son ascension, chaque poste nourrissant son approche tactique. Cette trajectoire discrète explique la profondeur de son jeu et de son charisme.
Le témoignage de son mentor
Patrice Lauwersier, son entraîneur fétiche, se souvient d’un tournoi à Lloret de Mar où il a vu « un excès de 5 kg mais malin et intelligent ». « Il compensait ce surplus par son placement et son intelligence », a-t-il déclaré, rappelant le rôle de box‑to‑box que Mario endossait déjà.
Avant cela, Lauwersier l’a placé chez les jeunes du FC Eupen, succédant à Henrik Andersen, champion d’Europe 1992. Sous sa direction, les équipes scolaires ont remporté pour la première fois le titre de champion de Belgique dans la communauté germanophone. Cette réussite a ouvert la voie à son passage à l’équipe première de Goé.
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Mario a ensuite vécu sa première expérience chez les adultes, jouant un rôle de box‑to‑box, qualifié de « vrai chien de berger ». En parallèle, il occupait un job étudiant à la société logistique NMC, où il était perçu comme un meneur respecté par ses coéquipiers.
Malheureusement, une simple séance d’entraînement a provoqué la rupture de ses ligaments croisés, le contraignant à une longue convalescence. Cette blessure a toutefois renforcé sa détermination à exceller sur le banc plutôt que sur le terrain.
Des pronostics ambitieux
L’entraîneur fétiche mise la main au feu en affirmant que Kohnen finira en Bundesliga. Il attend désormais une invitation officielle de Charleroi – Anderlecht, ses deux clubs favoris, pour concrétiser ce projet. Cette ambition reflète la confiance que suscite son style de jeu avant‑gardiste.
Jérôme Nyssen, ancien coéquipier au RFC Raeren, raconte deux années extraordinaires où Mario était le leader et le rassembleur. « Les énormes buvettes du jeudi après l’entraînement et les chants de Yannick Braem animaient l’équipe », se souvient‑il, rappelant une saison invaincue après avoir été champion à huit journées de la fin. Il ajoute que, malgré les plaisanteries sur son caleçon fétiche, le groupe a maintenu d’excellents résultats.
Aujourd’hui, le parcours de Mario Kohnen incarne la réussite du football amateur belge, prouvant que le talent peut émerger des divisions les plus modestes. Son ascension rapide fait de lui un modèle pour les jeunes entraîneurs et confirme la réputation grandissante du Sporting de Charleroi en Jupiler Pro League.