Eredivisie
Mario van der Ende (1993) : inquiétudes sur l'arbitrage et projets futurs
Au printemps 1993, le journaliste de VI Bert Nederlof a longuement interviewé l'arbitre de haut niveau Mario van der Ende, alors âgé de 37 ans, au sujet de sa saison exceptionnelle, de ses missions européennes et des inquiétudes qu'il avait concernant l'encadrement et les installations pour les arbitres à cette époque.
La rubrique VI Tijdmachine publie régulièrement des rétrospectives tirées des archives ; cette édition nous ramène à ce printemps précis. L'entretien a été alors soigneusement documenté et constitue aujourd'hui une fenêtre historique sur le monde de l'arbitrage.
Le 37‑ans Van der Ende a décrit une saison où il a brillamment performé tant au niveau national qu'au sein du cadre européen. Il pouvait regarder avec satisfaction son évolution et la qualité des matchs qu'il a arbitrés.
Malgré ces succès, il s'inquiétait de l'encadrement et des installations disponibles pour les arbitres. Selon lui, il restait encore d'importants points d'amélioration pour garantir la qualité du métier.
Ambitions et arbitrage en évolution
"Ça va bien, mais je n'ai pas encore l'impression d'être au sommet de ma carrière," a déclaré Van der Ende. Il recevait des matchs de plus en plus attractifs, mais a remarqué que la réduction de l'âge à 45 ans avait déjà poussé plusieurs arbitres de haut niveau à partir. Il a indiqué que depuis ses débuts en 1987, peu de changements fondamentaux étaient intervenus, à part une autre approche des erreurs.
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Il a illustré cela par une anecdote : lors d'un match PSV‑Roda, il a alors distribué huit cartons jaunes sans interruption, alors qu'aujourd'hui il n'en donnerait que six et que l'on réagit immédiatement à son nom. Pourtant, il a affirmé que son style n'avait pas fondamentalement changé.
Après son premier match de l'Eredivisie, PSV contre PEC Zwolle, il s'est arrêté sur un parking parce que les émotions le submergeaient. Il a admis qu'à l'époque il n'était pas encore sûr de pouvoir supporter le niveau de l'Eredivisie, mais il s'est avéré plus tard que c'était le cas.
Défis internationaux et croissance personnelle
Sa dix-huitième rencontre internationale était contre le Danemark‑Espagne, un match qu'il a jugé moins stressant que les tracas logistiques dans les pays du sud. Là, il a reçu un bus de police et trois agents à moto pour rejoindre le stade le plus rapidement possible, une expérience angoissante qu'il a considérée plus éprouvante que le match lui‑même.
Van der Ende a réalisé qu'il pouvait atteindre le sommet après seulement deux ans d'arbitrage, notamment grâce au soutien de sa relation avec Leo van der Kroft, qui le poussait constamment à garder les deux pieds sur terre. Il voit aujourd'hui de nombreux jeunes talents émerger, mais souligne qu'il est toujours resté lui‑même.