Mark van Bommel sous le feu en Belgique : critiques françaises et soutien inattendu
Mark van Bommel commence vendredi soir à Rome son premier match en tant qu'entraîneur national de la Belgique, mais le Néerlandais est déjà sous les projecteurs parce qu'il ne parle pas français. Les critiques viennent surtout de la presse francophone, qui doute de son aptitude au poste.
Le français comme point central du débat
Un sondage de lecteurs de La Dernière Heure a montré que quatre-vingt pour cent des répondants jugent Van Bommel inapte en raison de son manque de connaissance du français. L'ancienne internationale Marc Degryse, ancien joueur du PSV et désormais analyste connu, trouve cette discussion absurde. "C’est pourtant bizarre ? Ce ne devrait pas du tout être un sujet", dit-il à De.
Degryse souligne que Van Bommel, en tant que Néerlandais, parle déjà l'une des deux grandes langues de la Belgique et que l'anglais est la langue de communication entre l'entraîneur et les joueurs dans le football moderne. "En tant que Néerlandais, il parle l'une des deux grandes langues parlées en Belgique et, de plus, dans le football moderne, la langue de communication entre l'entraîneur et les joueurs est l'anglais", explique-t-il.
Van Bommel évite le piège de pieter‑Jan Calcoen à Rome
Expérience et soutien du football belge
Van Bommel a, selon Degryse, déjà un lien avec le football belge grâce à deux saisons au Royal Antwerp FC, où il a même remporté le doublé lors de sa première année. L'analyste cite alors une déclaration de Toby Alderweireld : "Van Bommel est le meilleur entraîneur avec qui j’ai jamais travaillé".
Degryse suppose que la résistance se situe surtout en Wallonie, où l’on aurait préféré rester avec le prédécesseur Rudi Garcia. Pourtant, il considère la discussion linguistique comme dépassée. "Je sais que Van Bommel a déclaré vouloir prendre des cours de français. Mais si j’étais à sa place, je ne consacrerais pas trop d’énergie à ce genre de choses et je ne me soucierais pas du tout de cette discussion dépassée".
Sportivement, Van Bommel attend un début difficile avec des matchs contre l’Italie, la France et la Turquie. "Il y a peu de temps pour travailler sur le style de jeu sur le terrain d’entraînement", affirme Degryse, mais il voit aussi une occasion de montrer de quoi l’équipe belge est capable.