Marouane Fellaini réclame du courage aux Diables, interview pour La Dernière Heure
Dans les gradins du Stade de France, ce lundi soir, Marouane Fellaini revit la ferveur du 7 juin 2015, moment où les Diables rouges ont dominé les Bleus. Il ouvre aujourd’hui son témoignage pour La Dernière Heure, rappelant l’éclat d’une soirée qui reste gravée dans la mémoire collective.
Souvenirs d’une nuit d’anthologie
En 2015, sous la direction de Marc Wilmots, la Belgique menait 0‑3 à la mi‑temps grâce à un doublé de Fellaini, d’abord d’une frappe du pied gauche, puis d’une tête, avant qu’Eden Hazard ne conclue sur penalty. « Nous avions dominé ce match de la tête et des épaules. Marquer deux buts au Stade de France, cela ne vous arrive pas tous les jours », a déclaré le joueur.
Comparaison avec la demi‑finale de 2018
Fellaini compare alors ce triomphe à la défaite de 2018 à Saint‑Pétersbourg, où la Belgique a perdu 1‑0 d’un coup de tête de Samuel Umtiti. « Si on avait joué la demi‑finale de 2018 comme ce soir de 2015 au Stade de France, on aurait gagné », affirme‑t‑il, soulignant la différence d’audace tactique.
Il reproche au management de Roberto Martínez d’avoir manqué de la même agressivité qui avait caractérisé le match de 2015, rappelant que la Belgique a depuis enchaîné six défaites consécutives contre la France.
Le souvenir de la victoire de mai 2002, obtenue grâce à Glen De Boeck et Marc Wilmots (1‑2), est également évoqué comme l’une des deux rares réussites belges face aux Bleus au XXIᵉ siècle.
Pour les jeunes alignés par Mark van Bommel, Fellaini insiste : « Sans peur et sans retenue, la Belgique pourra briser la malédiction et retrouver l’agressivité qui avait fait plier Saint‑Denis il y a onze ans ».