Marseille mise sur la Ligue Europa à Besiktas, mais le chaos s’installe
Ce jeudi soir, l’Olympique de Marseille a foulé le Tüpras Stadyumu d’Istanbul, où l’atmosphère bouillonnante de Besiktas contrastait avec l’idée de Bruno Genesio que la Ligue Europa, bien moins chantée que la Ligue des champions, pourrait être salvatrice pour son club.
Remaniement pour le Classique
Confronté à une marge de manœuvre extrêmement réduite, Bruno Genesio a remodelé son onze en prévision du Classique contre Paris Saint-Germain dans trois jours, faisant entrer le jeune Keyliane Abdallah aux côtés de Neal Maupay et Amine Harit, tandis qu’Amine Gouiri et Igor Paixao débutaient sur le banc.
Derrière la ligne, Derek Cornelius et Ulisses Garcia ont également été titularisés, renforçant une défense improvisée qui a rendu le rapport de force plus disputé que le score ne le laisse entendre.
Effondrement et défaite
Les Marseillais, d’abord bousculés par un public fervent, ont trouvé des ressources insoupçonnées ; à la quinzaine de minutes, Fakili a débloqué la rencontre après une action confuse, alimentant le sentiment de révolte d’une équipe qui, bric‑et‑broc, prenait progressivement ses marques.
L’OM a refait surface avant de sombrer, puis, dès le nouveau départ, a appliqué ses sorties de balle avec cohérence, limitant les dégâts ; c’est le jeune Abdallah qui a remis les pendules à l’heure en concluant, sans froid, un contre bien amorcé par Abdelli à la trentaine de minutes.
Après la pause, la défense s’est avérée trop laxiste, le club turc a repris le dessus : Cerny a inscrit le deuxième but (2‑1, 59e), suivi rapidement par Murillo, qui a fêté son propre but contre son ancienne équipe (3‑1, 59e), puis Poku a ajouté un quatrième, scellant le sort de l’OM qui n’a plus réagi, ses remplaçants semblant davantage penser au Classique contre le Paris Saint-Germain.
Ce revers montre que, malgré l’espoir que la Ligue Europa puisse revitaliser Marseille, la réalité du match à Besiktas a rappelé les défis que le club doit surmonter avant le duel décisif contre le Paris Saint-Germain.