Marseille perd le contrôle entre la 56e et la 59e minute
Lors du déplacement à Besiktas, l’Olympique de Marseille a été battu 4-1, mais le revirement décisif s’est produit entre la 56e et la 59e minute, période où le score est passé de 1-1 à 3-1.
Première mi-temps et début de la seconde
Le match semblait, à première vue, un naufrage progressif pour l’OM, pourtant l’équilibre était revenu à 1-1 avant la 56e minute. À ce moment, le public turc assistait à un duel serré, chaque équipe cherchant à prendre l’avantage.
À la 56e minute, le latéral tchèque Václav Černý a trouvé l’espace dans la surface et a tiré, le ballon finissant dans les filets de Jeffrey De Lange. Ce but a donné l’avantage 2-1 à Besiktas, brisant la résistance que l’OM avait montrée jusque‑là.
Après la rencontre, Bruno Génésio a estimé que son équipe avait correctement commencé la seconde période avant de retomber dans les problèmes déjà observés depuis le début de saison. Il a souligné que la perte de fil était apparue dès le deuxième but.
La réaction du banc a été quasi immédiate. À la 58e minute, Ulisses Garcia a quitté le terrain, remplacé par Emerson, tandis qu’Angel Gomes a été évincé au profit d’Igor Paixão. Le premier changement a touché l’équilibre défensif, le second a ajouté une présence offensive, Amine Harit retrouvant davantage l’axe.
Séquence décisive et effondrement
Une minute plus tard, à la 59e, Amir Murillo, ancien joueur de l’OM, a profité d’un corner d’Orkun Kökçü pour placer une tête qui a fait 3-1. Aucun défenseur n’a pu le gêner, soulignant une perte de concentration sur phase arrêtée.
Génésio a ensuite décrit son équipe comme « complètement passive », insistant sur le fait que le troisième but ne résultait pas d’une mauvaise organisation tactique mais d’une défaillance défensive sur coup de pied arrêté.
Medhi Benatia a questionné le système choisi par le technicien, mais Genesio n’a pas été convaincu qu’un simple changement de dispositif suffirait. Il a rappelé que la perte d’organisation, de concentration et de protection défensive était la cause première.
À la 81e minute, Ernest Poku a inscrit le quatrième but, scellant le sort du match. La séquence de trois minutes entre 56e et 59e ne prouve donc pas que les remplacements de Bruno Génésio étaient erronés, mais révèle une équipe qui a encaissé, tenté de se réorganiser, puis perdu un duel essentiel sur corner.