Marseille sombre en Ligue Europa, la crise s’intensifie
L’Olympique de Marseille a chuté 4‑1 dans le stade de Beşiktaş lors de son premier match de Ligue Europa, une défaite qui s’ajoute à une série de revers. L’effectif, réduit tant qualitativement que numériquement, a vu son entraîneur Bruno Genesio paraître résigné, alors que le club se prépare à accueillir le PSG dans trois jours.
Effectif limité et absences
Le groupe d’OM se trouve à la fois qualitativement et numériquement restreint. Quatre joueurs catalogués « indésirables » la saison précédente ont été envoyés en prêt aux quatre coins de l’Europe, tandis que le milieu de terrain reste cataclysmique, Angel Gomes n’apparaissant que comme un fantôme depuis le début de la campagne. Ces lacunes se sont traduites par une incapacité à gérer les transitions adverses, aggravant la débâcle contre Beşiktaş.
Bruno Genesio, qui vient de souffler sa soixantième bougie début septembre, est devenu le premier entraîneur depuis Mario Zatelli en 1964 à cumuler quatre défaites en cinq rencontres toutes compétitions confondues. À l’issue du match, il a déclaré à chaud à Laurent Paganelli : « Je pense que quand vous êtes dans une période où vous enchaînez les défaites, vous vous raccrochez à peu de choses et quand ça ne tourne pas comme vous le souhaitez, mentalement c’est difficile. On prend ce deuxième but sur une touche, le troisième sur un corner. On a essayé, on a tenté des choses, mais c’est largement insuffisant ».
Medhi Benatia, ancien directeur du football d’OM, a passé la soirée à analyser la situation du club, rappelant qu’il a lui‑même participé à la campagne actuelle. Son diagnostic a souligné une sinistrose totale, accentuée par l’absence de nouvelles recrues depuis le mercato estival.
Pression du propriétaire et avenir incertain
Stéphane Richard, nouveau président, a pris la parole lors d’une conférence baptisée Tangram Talks, évoquant le risque de survie du club. Il a comparé l’OM aux Girondins de Bordeaux, rappelant qu’une entreprise pouvant perdre plus de 50 % de son chiffre d’affaires se trouve en danger, tant sportif que financier.
À trois jours du choc contre le Paris Saint‑Germain, les supporters semblent de plus en plus sérieusement résignés. Le PSG, dernier adversaire prévu, représente une épreuve décisive pour mesurer si l’OM pourra encore prétendre à la compétitivité.
En somme, l’OM apparaît aujourd’hui comme un jouet cassé que les dirigeants ne souhaitent pas réparer, tandis que la crise de nerfs s’intensifie et que les ambitions du début de saison doivent être revues à la baisse.