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Marseille subit quatre revers consécutifs et une faiblesse historique

🇫🇷 Par 4AllFootball ·
Marseille subit quatre revers consécutifs et une faiblesse historique

Sans moyens financiers et avec un effectif limité, l’OM vit un début de saison très compliqué avec quatre défaites consécutives, la dernière une perte 4-1 contre Besiktas en Ligue Europa, suscitant une inquiétude majeure quant à une possible faiblesse historique du club au XXIe siècle.

Contraintes financières et débuts catastrophiques

Le club ne dispose d’aucun moyen financier supplémentaire et son effectif reste restreint. Cette situation empêche tout renfort majeur pendant le mercato. L’entraîneur doit composer avec des titulaires épuisés et une profondeur quasi inexistante.

Depuis le début de la campagne, l’OM a essuyé quatre défaites de rang. La plus récente, jeudi, s’est soldée par une défaite 4-1 face à Besiktas en Ligue Europa. Cette série noire alimente les craintes d’une fragilité collective.

Le prochain défi sera la rencontre contre le Paris Saint‑Germain, qui s’annonce décisive pour la suite du championnat français. Un revers supplémentaire pourrait confirmer la mauvaise dynamique actuelle.

« C’est désespérant, un néant absolu », a déclaré Daniel Riolo, éditorialiste de l’After Foot, jeudi. « Je ne vois pas un point positif. Les joueurs de Besiktas les ont massacrés, c’était terrible à voir. Je me demande si j’ai déjà vu un OM aussi faible. »

Un passé marqué par des crises récurrentes

À la fin de la saison 1999‑2000, l’OM occupait la 15ᵉ place, déclenchant une profonde remise en question. Le club a alors vu partir Robert Pirès, Peter Luccin et Stéphane Dalmat, tout en recrutant George Weah, Ballon d’or 1995. La campagne suivante a été marquée par quatre entraîneurs successifs – Abel Braga, Christophe Galtier (interim), Javier Clemente et Tomislav Ivić – et par la révolte des supporters contre l’actionnaire Robert Louis‑Dreyfus.

Bernard Tapie est revenu comme directeur sportif, mais la saison s’est soldée à nouveau à la 15ᵉ place, le club n’échappant qu’à un maintien de justesse.

En 2004‑2005, l’OM a atteint la finale de la Ligue Europa, mais a perdu son attaquant star Didier Drogba au profit de Chelsea pour un important chèque. Les recettes ont été réinvesties sur plusieurs recrues : Péguy Luyindula, Eduardo Costa, Benoît Pedretti, Fabrice Fiorèse, Habib Bamogo, ainsi que le champion du monde 1998 Bixente Lizarazu. Malgré ces arrivées, le Vélodrome n’a pas retrouvé la dynamique perdue et le style de jeu est resté insipide.

Les saisons suivantes ont vu passer José Anigo, Albert Emon puis Philippe Troussier, tandis qu’un audit commandé à Louis Acariès a été mené. L’OM a maintenu une certaine compétitivité, mais une série de neuf matchs sans victoire a précipité le club en cinquième place, qualifiée de « sans saveur ».

Après trois saisons et six titres, Didier Deschamps a quitté le poste d’entraîneur à l’été 2012 pour prendre la sélection française, suite à un conflit latent avec José Anigo. Elie Baup a alors repris les rênes, contraint par les limites imposées par la DNCG. Malgré le départ d’Alou Diarra, Cesar Azpilicueta et Stéphane Mbia, Baup a mené l’OM à la deuxième place du championnat derrière le PSG, en remportant 18 de ses 21 victoires d’un seul but d’écart, dont douze 1‑0, et en terminant avec la 14ᵉ attaque du championnat et une différence de buts de +6, un résultat improbable pour un second.

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