McCourt isolé à l’OM : dépenses massives contre hostilité grandissante
Frank McCourt, à dix ans à la tête de l’Olympique de Marseille, traverse l’une des périodes les plus délicates de son mandat, tandis que les supporters brandissent des banderoles hostiles après la défaite 2‑3 contre le Paris FC.
Isolement et austérité
L’homme d’affaires américain semble de plus en plus isolé après le large remaniement de l’organigramme l’été dernier, un changement perçu comme le début d’une cure d’austérité. Ce remaniement a laissé McCourt sans alliés visibles au sein du club. Il a ainsi dû gérer la situation avec une marge de manœuvre financière considérable mais non illimitée.
McCourt a déboursé énormément d’argent depuis son arrivée, mais toujours dans les limites de ses propres ressources. Malgré cette capacité d’investissement, les amoureux de l’OM ne peuvent pas reprocher à l’Américain son engagement financier.
Le propriétaire du club est toutefois pointé du doigt pour ses choix en matière de politique sportive. Pablo Longoria n’est plus là, et l’ancien directeur sportif et président de l’OM a laissé un champ de ruine derrière lui. Salaires XXL, mouvements incessants et mauvais choix d’entraîneur plombent le bilan de l’Espagnol.
Comme lui, Roberto De Zerbi, Habib Beye ou Mehdi Benatia appartiennent également au passé, accentuant le sentiment de dérive sportive.
Pression des supporters et rumeurs de vente
Frank McCourt est donc la seule personnalité du club encore liée à son actualité, mais sa popularité diminue. Les supporters l’ont ciblé lors des dernières semaines, notamment lors du match de Ligue 1 contre le Paris FC où une banderole hostile a été déployée.
Une banderole affichait : « L’OM est l’un des clubs les plus forts financièrement en Europe. Bilan au 06-09-26 : déficit record, liquidation de l’effectif et incapacité de recruter… », suivie de la question acerbe « McCourt : menteur ou incompétent ? ».
Il reste à savoir si ce climat de défiance peut inciter Frank McCourt à lever les voiles. Les rumeurs d’une vente de l’OM alimentent l’actualité depuis de longues années, décrites comme un vieux serpent de mer.
Le consultant Omar Keddadouche, pour BFM Marseille, ne croit pas à un rachat par l’Arabie saoudite ou les Émirats, déclarant : « Il faut arrêter avec le fantasme saoudien ou des émirats, ils ne viendront pas à Marseille. » Il ajoute que, si un vendeur comme Jack Kachkar ou Gérard Lopez intervenait, ils demanderont l’avis des Bordelais ou des Lillois.
Ce contraste entre des finances jugées solides et une confiance fanatique érodée montre que l’avenir de l’OM dépendra de la capacité de McCourt à réconcilier les deux pôles ou à céder le contrôle.