Mohamed Sanhadji, chargé de la sécurité des Bleus, mis en examen
Mohamed Sanhadji, responsable logistique et de sécurité de l’équipe de France dirigée par Zinédine Zidane, a été mis en examen vendredi soir à la suite de 48 heures de garde à vue, le parquet de Paris l’accusant de recel de détournement de fonds publics et de multiples formes de corruption.
Charges détaillées
Le parquet a répertorié une vingtaine d’infractions, dont corruption active et passive à l’égard de personnes dépositaire de l’autorité publique, trafic d’influence actif, passif et international, escroquerie et blanchiment de fraude fiscale. Ces faits ont été communiqués à, qui les a relayés à L’Équipe. L’enquête porte également sur un éventuel recel de détournement de fonds publics.
Sanhadji, ancien policier détaché du ministère de l’Intérieur, figure parmi les 26 membres du nouveau staff de l’équipe de France. Il assure la logistique et la sécurité des Bleus, rôle apprécié des joueurs et du corps technique. Zinédine Zidane comptait sur lui pour le prochain rassemblement à Clairefontaine.
Conséquences immédiates
Après 48 heures de garde à vue, Sanhadji a été placé sous contrôle judiciaire le 16 septembre. Le parquet a ordonné qu’il informe le juge de tout déplacement hors du territoire métropolitain. Il est interdit de rencontrer ou d’entrer en relation avec les joueurs actuels et passés, le staff, les sélectionneurs, ainsi que les dirigeants de la Fédération française de Football et les directeurs de la DC CRS depuis 2011.
En conséquence, il ne pourra pas se présenter à Clairefontaine ni au siège de la FFF ou au Stade de France jusqu’à nouvel ordre. Son absence a été confirmée pour le rassemblement prévu lundi, laissant l’équipe sans son responsable sécurité.
L’affaire s’est intensifiée après la révélation d’un don de 60 300 euros de Kylian Mbappé, capitaine des Bleus, reçu en 2023 pour sécuriser un déplacement au Cameroun. Une autre source indique un montant de 60 000 euros, reçu quatre ans plus tôt, créant une divergence dans les rapports. Le versement, provenant de la prime du Mondial 2022, avait été signalé à Tracfin en juillet 2024, déclenchant l’enquête et menant à la retraite anticipée de Sanhadji.
Cette mise en examen prive les Bleus d’un pilier logistique à l’approche de la trêve internationale de novembre, et soulève des questions sur la gestion de la sécurité au sein du staff de Zinédine Zidane.