Coupe du Monde
Nathan Ngoy attribue son essor fulgurant à Rudi Garcia, son mentor
Nathan Ngoy, 23 ans, a été titularisé contre l'Italie lors de la deuxième journée de la Ligue des Nations, grâce à la confiance de Mark van Bommel, qui lui a offert sa chance après l'intervention de Rudi Garcia. Le défenseur du LOSC remercie le Français pour l'impulsion donnée à sa carrière.
Confiance de Mark van Bommel
Après avoir été choisi pour affronter l'Italie, Nathan Ngoy s'impose progressivement comme l'un des piliers de la défense belge. Il explique que la confiance de Mark van Bommel, désormais entraîneur des « Diables rouges », a été décisive pour obtenir ce rôle. Le technicien néerlandais l'avait repéré lors d'un match contre le PSG et a confirmé son approche humaine du groupe. Ngoy précise que les blessures de Zeno Debast et d'Arthur Theate ont ouvert la voie à son intégration dans l'axe central du LOSC et de la sélection.
« Je n'oublierai jamais Rudi Garcia », lance le défenseur du LOSC, qui attribue à l'ancien sélectionneur français le déclic de sa carrière. Ngoy rappelle que c'est grâce à Garcia qu'il a pu voyager aux États‑Unis pour la Coupe du monde, alors que le Français a depuis été remplacé par Mark van Bommel. Il précise que les rumeurs sur le départ de Garcia circulaient déjà à l'époque et que, malgré tout, il reste « extrêmement reconnaissant » envers lui. Le joueur souligne que le Français a donné « une énorme impulsion » à son évolution.
Ce lundi, la Belgique accueillera la France au stade Roi Baudouin pour la deuxième journée de la Ligue des Nations. Ngoy se dit prêt à relever ce nouveau défi, après des débuts convaincants contre l'Italie. Il a été surpris de voir neuf journalistes l'attendre dans le restaurant du centre national, signe de son ascension médiatique. Le défenseur central du LOSC veut poursuivre sur sa lancée sous les ordres de Mark van Bommel.
Ngoy remercie Garcia et attend le duel contre la France
Analyse de la Coupe du monde
En repensant à la Coupe du monde, Nathan Ngoy a revu chaque rencontre et n'a pas éludé ses propres erreurs. Il cite notamment la carte rouge évitable contre l'Iran et le manque de concentration face à Mikel Merino lors du quart de finale espagnol. « Cette carte rouge fait un peu tache », reconnaît‑il, ajoutant qu'il aurait pu être plus attentif. Il a également analysé le match d'ouverture contre l'Égypte et son exclusion face à l'Iran, afin d'identifier les points à corriger.
« Au plus haut niveau, la moindre erreur se paie », analyse Ngoy, qui veut travailler sur la régularité de sa concentration. Comme beaucoup de choses fonctionnaient en première période, il a perdu un peu de focus en seconde. Il estime que cette leçon est la plus importante tirée de la Coupe du monde et qu'il doit améliorer son attention pendant les phases décisives. Cette volonté de progresser s'inscrit dans son objectif de devenir un défenseur plus fiable pour la Belgique.
Le départ de Rudi Garcia a été, pour Ngoy, « regrettable », mais il ne l'a pas trouvé surprenant. Il compare le Français à Bruno Genesio, qui a également marqué son passage à Lille, en soulignant que les deux entraîneurs laissent une empreinte indélébile. Ngoy insiste sur le fait que l'impulsion reçue de Garcia restera gravée dans sa mémoire, le qualifiant d'« entraîneur très humain ». Il ajoute que les rumeurs sur le départ du technicien circulaient depuis un certain temps, confirmant ainsi la prévisibilité de la situation.
Mark van Bommel a expliqué à Ngoy sa manière de travailler et sa vision du jeu dès leur premier contact. Le défenseur souligne l'approche très humaine du néerlandais, qui comprend les joueurs grâce à son propre vécu au plus haut niveau. « C’est un coach très humain », conclut Ngoy, convaincu que cette philosophie profite à l’ensemble du groupe. Van Bommel était présent lors du match contre le PSG, où ils ont échangé avant le rassemblement, renforçant ainsi leur relation professionnelle.