Quand Michel Platini rend hommage au bataillon de Joinville pour ses 70 ans
Quand Michel Platini est arrivé mardi matin à l’académie militaire des sports de la défense (AMSD) à Fontainebleau, tous les regards se sont tournés vers lui. L’ancien du bataillon de Joinville était venu exprimer sa gratitude à l’institution qui fête ses soixante‑dix ans.
Un retour aux sources
Platini, légende du football français, n’était pas là en tant que star du sport mais en tant qu’ancien militaire du bataillon. Il a rappelé que, à dix‑neuf ans, il avait intégré un groupe « très attachant » où l’encadrement militaire le faisait travailler intensément.
« J’ai passé une année à m’entraîner, à ne pas perdre ce que j’avais acquis », a déclaré le quinquagénaire. Il a souligné que cette année avait permis à lui, Max Bossis et Gilles Rampillon de revenir en juin 1975, puis d’être sélectionnés en équipe de France en mars 1976 pour le premier match de Michel Hidalgo.
Souvenirs de service
Platini a évoqué la routine quotidienne : des matches tous les trois jours, des périodes de repos seulement pendant la trêve hivernale ou les pauses de la Coupe d’Europe. Il a aussi rappelé ses deux gardes, dont l’une consistait à surveiller les canots et kayaks sur la Seine, une tâche qu’il n’appréciait pas.
« Ça ne me plaisait pas du tout », a-t-il souri en rappelant ces moments.
Valeurs partagées
Interrogé sur les points communs entre les militaires et les footballeurs, Platini a mis en avant la notion de groupe. « Nous sommes unis, nous avançons tous vers la victoire, que ce soit sur un champ de bataille ou sur un terrain de foot », a‑t‑il affirmé.
Il a ajouté que les liens tissés au bataillon restaient forts : « J’ai toujours plein de copains du bataillon de Joinville. C’est le moment de ma carrière internationale où nous sommes restés le plus longtemps ensemble ».
Un hommage durable
En clôturant son intervention, Platini a rappelé que le système instauré entre l’armée et le sport avait bénéficié à toute une génération. « Il y a une reconnaissance éternelle pour l’État français qui a instauré ce système », a‑t‑il conclu, soulignant l’impact durable du bataillon sur son parcours.