Rabiot sous le feu des Bleus après la défaite contre l’Italie
Dans le vestiaire du stade où la France affrontait l'Italie, Adrien Rabiot, titulaire, sentait les regards des supporters des Bleus se tourner vers lui, les réseaux sociaux débordant de critiques dès le coup d'envoi. Le milieu de terrain était sous les projecteurs, chaque geste scruté par les commentateurs et les fans en ligne.
Le secteur du milieu en chantier
Le milieu de terrain est un secteur en chantier en équipe de France. Cette situation n’est pas nouvelle, mais elle s’est accentuée depuis l’arrivée de Zinédine Zidane comme sélectionneur.
Le successeur de Didier Deschamps a remodelé ce secteur du jeu, en privilégiant des joueurs plus techniques et orientés vers l’avant. Cette orientation vise à dynamiser la construction et la possession au milieu de terrain.
« Rescapé » de l’ère précédente, Adrien Rabiot a été titularisé contre l’Italie. Cependant, le joueur de l’AC Milan a rapidement fait l’objet de nombreuses critiques de la part des supporters des Bleus sur les réseaux sociaux. Sa prestation globale n’a pas convaincu, malgré les efforts fournis sur le terrain.
Parallèlement, plusieurs internautes ont accusé Rabiot du but encaissé par la France, alors que Lucas Da Cunha semblait au départ le principal fautif. L’analyse détaillée de l’action révèle plusieurs raisons à cette confusion.
Adrien Rabiot critiqué, la refonte du milieu par Zinédine Zidane
Analyse des passes et du pressing
Le premier point porte sur le choix de passe : fallait‑il remettre le ballon à un joueur dos au jeu, plein axe ? Sur la capture d’écran, Da Cunha tend le bras vers la droite, ce qui laisse incertain s’il réclame le ballon ou sollicite Rabiot pour l’écarter vers Adrien Truffert.
Le problème s’accentue parce que Da Cunha ne perçoit pas le pressing de Bastoni, qui arrive dans son dos, malgré un « scan » effectué à droite avant de recevoir le ballon. Face à cette situation, Rabiot aurait pu mieux anticiper le mouvement et proposer une solution plus sûre.
Le ballon, qui s’élève nettement du sol, n’est pas évident à contrôler pour le milieu de terrain de Côme. Même si Da Cunha n’a pas vu Bastoni, ce qui explique un contrôle un peu long dans une zone dangereuse, Rabiot aurait pu réagir différemment.
Enfin, la différence de vécu joue un rôle : on pardonne plus facilement une erreur à un jeune joueur en deuxième match international, comme Da Cunha, qu’à un vétéran comme Rabiot, fort de 68 sélections et 60 matches de Ligue des champions. Cette disparité explique en partie la sévérité des critiques dirigées contre lui, alors que Da Cunha bénéficie d’une certaine mansuétude.