RC Lens donne une leçon salariale à l’OM grâce à Jean‑Clair Todibo
Le RC Lens a conclu le prêt d’une saison de Jean‑Clair Todibo, défenseur français, en provenance de l’OM, rappelant ainsi que le Mercato de l’OM reste sous le feu des critiques des Marseillais.
Une arrivée à prix réduit
Le défenseur, qui avait donné son accord de principe à l’OM, a accepté de revoir à la baisse ses prétentions salariales pour rejoindre les Sang et Or. Le prêt, sans option d’achat, s’accompagne d’un salaire revu à la baisse, tout comme celui de Franjo Ivanovic, également prêté sans option.
Une politique salariale maîtrisée
Le club artésien a affiché une masse salariale de 33 M€ cette saison, contre environ 28 M€ la saison précédente, malgré le retour en Ligue des champions. Cette hausse mesurée reflète la volonté de garder les dépenses compatibles avec les revenus.
Les principales dépenses estivales se sont limitées à Yacine Titraoui, pour environ 8 M€, et Michaël Cuisance, pour environ 3,5 M€. En parallèle, le Racing a réalisé une vente record avec Mamadou Sangaré, parti pour 48 M€ hors bonus.
Benjamin Parrot, directeur général du RC depuis 2025, porte la philosophie d’un contrôle strict du budget. Les joueurs bénéficient de primes liées aux performances, à la qualification européenne et aux points obtenus, afin d’éviter une masse salariale lourde à long terme.
À l’OM, le transfert était conditionné à plusieurs départs et à un partage de salaire avec West Ham, condition qui a bloqué l’opération. Le club phocéen se retrouve donc dans une situation financière plus délicate.
Le contraste est net : le RC Lens construit un cadre salarial capable de soutenir une saison européenne, tandis que l’OM doit composer avec des contraintes qui peuvent compromettre d’autres dossiers.
En démontrant qu’il est possible d’allier ambitions sportives et rigueur budgétaire, le RC Lens propose un modèle que les Marseillais devront étudier pour éviter de futures dérives financières.