Rennes tourne-t-elle la page du chambardement après Will Still ?

Flashback d’il y a un an : l’éviction de Will Still vers Southampton avait enflammé Rennes, tandis que les supporters, suspendus à chaque rumeur, attendaient le prochain entraîneur. Douze mois plus tard, Franck Haise dirige le club, mais le fantôme du grand chambardement plane toujours.
L’éviction express de Will Still à Southampton, annoncée le 4 novembre 2025, avait suscité l’espoir d’un nouveau souffle belge à Rennes, faisant vibrer le Roazhon Park. Le technicien n’avait passé que quatre mois à l’Anglo‑Saxon club, accumulant deux victoires en treize matchs. Sa 21e place en Championship était perçue comme une sentence sans appel. Pour les supporters rennais, chaque rumeur était suivie avec une attention fébrile.
Habib Beye, alors sur la sellette après un revers contre Strasbourg, voyait déjà l’ombre d’un nouveau pari sur le banc. Will Still, fort de son passage remarqué à Reims et plus mitigé à Lens, était considéré comme une option crédible pour relancer le Stade Rennais. L’époque était marquée par l’instabilité, entre désir d’innovation et nécessité de retrouver une dynamique. Le club semblait prêt à tout pour ne pas décrocher du peloton de Ligue 1, y compris envisager un changement de cap express.
L’ère Haise et la quête de stabilité
Douze mois plus tard, Franck Haise a pris les commandes du Stade Rennais, imposant son style et sa rigueur. Il a mis en place une structure basée sur un 3‑5‑2 stable, avec des cadres comme Brice Samba pour maintenir le cap. L’infirmité d’Esteban Lepaul, l’incertitude autour de plusieurs recrues estivales déjà poussées vers la sortie, et la concurrence féroce en Ligue 1 rappellent que le fil reste ténu.
Le fantôme du chambardement persiste
Le club s’accroche à une invincibilité européenne, sans toutefois flamber. Habib Beye, désormais ex‑coach rennais, continue de circuler dans les rumeurs, preuve que l’identité du banc rouge et noir reste sensible. Les ambitions restent élevées, mais les ajustements permanents, un mercato qui tourne court pour certains et la pression sur les résultats montrent que la stabilité n’est jamais acquise. En un an, Rennes a évité le crash, mais la tentation du grand chambardement n’a jamais été loin. Les supporters qui espéraient un ancrage solide après l’épisode Still savent désormais que, dans la capitale bretonne, le calme n’est qu’une parenthèse.