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RSC Anderlecht donne à Antoine Sibierski 28 millions d'euros pour investir
Par un après‑midi ensoleillé au Lotto Park, le directeur sportif Antoine Sibierski a annoncé que le RSC Anderlecht a finalisé plus de 28 millions d’euros de transferts entrants cette saison, ce qui place le club à la deuxième période de transferts la plus chère de son histoire.
Liberté financière sous Antoine Sibierski
Alors que les prédécesseurs Olivier Renard et Jesper Fredberg devaient souvent garder la main sur la coupe, le Français a soudainement reçu une caisse de guerre d’environ 30 millions d’euros. Cette liberté financière a permis à Sibierski d’investir massivement dans une nouvelle équipe.
La décision a été soutenue par le propriétaire Marc Coucke et le président Michael Verschueren, qui, après un long processus de sélection, ont laissé le PDG Kenneth Bornauw choisir Antoine Sibierski. Le directeur sportif français a gagné beaucoup de crédit au sein du club grâce à son approche décisive et discrète. Kjell Doms, Clubwatcher, a souligné que cette confiance a joué un rôle clé.
Flux de trésorerie et dépenses cet été
Avec plus de 65 millions d’euros de transferts sortants, cette saison a vu une somme énorme affluer dans la caisse du club. À cela s’ajoutent 15 millions d’euros provenant de l’option d’achat obligatoire pour Jan‑Carlo Simic et 6 millions d’euros de prêt d’Al‑Ittihad de la saison précédente.
Sibierski a ensuite dépensé des millions pour onze nouveaux joueurs : Lukas Ambros (5 millions), Oliver Antman (4,5 millions), Marten Winkler (4 millions), Tawfik Bentayeb (4 millions) et Giulian Biancone (2,5 millions). En outre, Romeo Amane (6,5 millions), le prêt de Thelo Aasgaard (1,5 million avec option d’achat) et Ilias Koutsoupias (600 000) se sont ajoutés, portant les dépenses totales à 28,6 millions d’euros.
Des joueurs comme Léo Pétrot, Andrew Omobamidele (prêt) et Oleg Reabciuk sont arrivés gratuitement, ce qui a permis au club de terminer l’été à la deuxième place de son histoire, après 2018 où 29,8 millions d’euros avaient été dépensés.
Contexte historique et la « malédiction des 5 millions »
Le prédécesseur Olivier Renard a récolté 18,3 millions d’euros l’été dernier, tandis que Jesper Fredberg a enregistré 19,4 millions d’euros à l’été 2024 ; un an plus tôt, la vente de Bart Verbruggen a rapporté un total de 31,6 millions d’euros. Ces chiffres montrent à quel point le budget des prédécesseurs était limité comparé aux dépenses actuelles.
Par le passé, la « malédiction des 5 millions » semblait souvent s’appliquer : les transferts jusqu’à un maximum de 5 millions d’euros, comme Aleksandar Mitrovic et Kasper Dolberg, réussissaient souvent, tandis que les achats plus chers comme Nicolae Stanciu (8,5 millions) et Bubacarr Sanneh (8 millions) restaient décevants.
Avec le nouvel espace financier, RSC Anderlecht espère enfin briser la « malédiction » et se mesurer à nouveau à l’élite de la Jupiler Pro League, un développement qui pourrait donner un nouvel élan au club et à ses supporters. Le succès de cet investissement ne sera clair que lorsque les résultats sur le terrain suivront.