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RSC Anderlecht et Lyon célèbrent 20 ans d'amitié de fans avant le choc
L'Armée Mauves d'Anderlecht et le Virage Sud de Lyon s'affronteront mercredi, transformant une rencontre de la Jupiler Pro League en une célébration d'une amitié née il y a vingt ans et qui a donné lieu à des tifos communs, des banderoles partagées et un soutien mutuel, les supporters français chantant même « Les ultras », faisant de cette rencontre un derby de camaraderie plutôt que de rivalité.
Origines d'un lien de deux décennies
Le lien remonte à une rencontre fortuite en 2003 lorsqu'un membre de l'Armée Mauves a rendu visite au Virage Sud suite aux liens de son père avec Lyon. La première visite à Gerland a été organisée via des forums ultra en ligne et a été accueillie chaleureusement par les supporters lyonnais. Cette hospitalité initiale a déclenché une relation qui a perduré malgré la fusion et la dissolution ultérieures du Virage Sud, après quoi le groupe a refait surface sous le nom de Lyon 1950, toujours connu sous le nom de Virage Sud.
Célébrations et symboles partagés
Le spécialiste Romain Van der Pluym, qui suit à la fois RSC Anderlecht et les Diables rouges, souligne que les deux groupes affichent désormais une bannière commune lors des matchs, la plus récente créée pour marquer vingt ans d'amitié. ©2026 Icon Sport a décrit la rencontre comme « C’est l’équivalent d’un derby », soulignant l’atmosphère unique. Les ultras ont même produit un logo commun « Ultra Brothers », qui est apparu sur des tifos à la fois à Bruxelles et à Lyon malgré une brève censure.
Tifos communs et anniversaires
En 2023, les supporters de Lyon se sont rendus à Bruxelles pour célébrer l'anniversaire, et quelques mois plus tard ils sont apparus en grand nombre lors de la finale de la coupe française, brandissant le logo partagé. Cette année, le Virage Sud a déjà dévoilé un tifo de 20 ans, tandis que l'Armée Mauves prévoit de révéler son propre hommage plus tard dans la soirée. Les deux groupes échangent régulièrement écharpes, maillots et même un « A » mauve en référence à l'ancien président Jean‑Michel Aulas, en signe de reconnaissance mutuelle.
Les supporters se souviennent de deux lourdes défaites en 2009, une perte combinée de 8‑2, qu'ils décrivent comme une période de transition pour les supporters lyonnais. « On s'est pris deux belles défaites en 2009 (8-2 cumulé) mais c'était un moment de transition pour les supporters lyonnais. Et en 2022, c'était un match amical. » L'amical de 2022 a encore renforcé le lien.
Avant la confrontation de mercredi, les deux ultras admettent qu'ils ont dû travailler rapidement sur une célébration commune, déclarant : « On prévoit quelque chose pour fêter le match même si le timing nous a forcés à travailler rapidement. » Ils rêvent d'un spectacle « 5‑5 », mais conviennent de se retrouver autour d'un verre avant, chaque camp promettant d'être « à bloc » derrière son club. Même le nom Deschacht a été invoqué dans les chants, montrant à quel point la connexion est profonde.
L'amitié dépasse les journées de match ; les groupes se rendent six à sept fois par an à Lyon, parfois sans match, et ont assisté aux mariages et funérailles les uns des autres. Après le décès d'un ultra lyonnais, des membres de l'Armée Mauves ont conduit jusqu'à Bruxelles pour rendre hommage, tandis que le Virage Sud a participé à des manifestations à Lyon en signe de solidarité. Bien qu'ils ne soient pas les ultras les plus tape-à-l'œil d'Europe, leur lien est décrit comme profond et authentique.