Rupture décisive de la KNVB avec Infantino suscite débat sur l'avenir de la FIFA
Gijs de Jong souligne l'ancien soutien de la KNVB à Gianni Infantino en 2023, mais aujourd'hui la fédération néerlandaise retire ouvertement sa confiance et exige une nouvelle direction de la FIFA à partir de 2027 – un revirement net qui souligne un test de crédibilité pour l'organisation.
Du soutien au retrait
De Jong soutient que la KNVB reste crédible dans sa lutte contre le président de la FIFA Gianni Infantino, même si le secrétaire‑general subit des critiques pour son soutien passé. Il affirme que la fédération a maintenant entièrement retiré sa confiance en Infantino et insiste sur le fait que la FIFA a besoin d'une nouvelle direction après 2026.
« Sinon, je n'aurais pas été ici », dit-il à Trouw, ajoutant que la KNVB ne poursuit plus la diplomatie silencieuse. « Nous continuons à assister aux réunions de la FIFA, mais Frank Paauw, Marianne van Leeuwen et moi sommes désignés pour servir les intérêts néerlandais aussi clairement que possible. »
De Jong souligne une préférence pour des déclarations nuancées plutôt que des cris constants, tout en reconnaissant que certaines nations optent pour cette dernière option. « Vous devez réfléchir attentivement avant d'intervenir avec une jambe tendue », remarque-t-il, suggérant que le dialogue constructif fonctionne mieux.
Consensus européen et réaction plus large
Il note que la KNVB n'est pas seule : cinquante‑cinq associations européennes se sont exprimées à l'unanimité contre Infantino, et l'UEFA collabore désormais avec la CONCACAF et l'AFC sur la question.
Les fédérations étrangères ont réagi, certaines demandant : « Doit‑il encore en être ainsi, Pays‑Bas ? » De Jong répond que cette critique reflète l'ADN néerlandais et la culture, que la KNVB a délibérément soulignés dans sa déclaration.
Pour la KNVB, le plan controversé de la FIFA d'ouvrir les droits commerciaux à des investisseurs privés a été la goutte d'eau qui fait déborder le vase. De Jong reproche à Infantino son soudain virage vers le capital‑investissement, affirmant que l'absence de cohérence logique, de consultation interne et de boussole morale rend la proposition intenable.
Il s'attend à ce que le débat s'intensifie, notant qu'un vote serré – « 106‑105 en sa faveur » – pourrait façonner l'avenir de la FIFA. L'opinion publique se tourne déjà, les supporters sont hostiles, et De Jong affirme que seule une fine couche d'élite soutient encore Infantino au sein de l'organisation.
Le contraste entre l'aval du passé et la répudiation actuelle révèle une KNVB qui privilégie désormais un engagement transparent et constructif plutôt qu'une acquiescence silencieuse, annonçant un nouveau chapitre dans sa relation avec l'organe dirigeant du football mondial.