Saint-Étienne accélère les négociations avec Boakye après cinq réalisations
L’AS Saint-Étienne n’avait théoriquement aucune raison de se presser avec Augustine Boakye, le jeune ailier ghanéen lié aux Verts jusqu’en 2028 avec une option supplémentaire depuis son arrivée en juillet 2024. Pourtant, son début de saison, marqué par cinq buts et trois passes décisives en huit journées de Ligue 2, a déjà fait évoluer le calendrier prévu par les dirigeants stéphanois.
Statistiques qui changent la donne
Boakye affiche cinq buts et trois passes décisives en huit matches, conservant une moyenne d’un but à chaque apparition. Il a inscrit un but lors de la victoire 2-0 contre Rodez samedi, permettant à Saint-Étienne de sécuriser les trois points et de rester en tête du classement. Cette performance contraste fortement avec la situation d’été, où aucune urgence contractuelle n’était évoquée.
Des discussions déjà engagées
Selon Peuple Vert, l’ASSE a entamé des pourparlers avec l’entourage du joueur en vue d’une prolongation assortie d’une revalorisation salariale, bien qu’aucun accord ne soit encore annoncé. Le simple fait que les négociations débutent aussi tôt montre à quel point le statut du joueur a changé en quelques semaines.
Le public reflète ce revirement : dans un sondage réalisé par But ! Football Club, 96,3 % des votants se sont déclarés favorables à une prolongation de Boakye, soulignant la popularité croissante de l’ailier de vingt‑cinq ans.
Des clubs étrangers, dont Anderlecht, Norwich et Wrexham, avaient été cités parmi ses prétendants lors du dernier mercato, rendant un départ possible mais non exclu. Aujourd’hui, c’est l’ASSE qui cherche à sécuriser davantage le joueur déjà engagé sur le long terme.
Ian Cathro, entraîneur de Saint-Étienne, a salué la progression de Boakye tout en restant mesuré, rappelant que le staff veut maintenir un haut niveau d’exigence malgré les succès récents.
En résumé, l’ASSE ne fait pas face à une urgence juridique, mais à la volonté de récompenser un joueur devenu bien plus décisif qu’il ne l’était il y a quelques mois, afin de prévenir de nouvelles offensives sur le marché des transferts.