Ligue 1
Saint-Étienne voit son meilleur buteur de Ligue 2 sombrer à l’ASSE

Zuriko Davitashvili, élu meilleur joueur de Ligue 2 la saison dernière avec quatorze buts et cinq passes décisives, vit une période très compliquée à l’AS Saint‑Étienne, où il n’a inscrit qu’un seul but en dix apparitions décevante cette campagne actuelle.
Une chute de rendement spectaculaire
Cette saison, en dix apparitions, le Géorgien n’a inscrit qu’un but et délivré deux passes décisives.
Ces chiffres sont bien éloignés de son statut de meilleur joueur l’an passé.
Il semble avoir perdu la capacité à faire basculer une rencontre par une accélération, un dribble ou une inspiration individuelle.
Incompatibilité avec le système Cathro
Le problème ne proviendrait pas d’un manque d’investissement, selon le site En Vert et Contre Tous.
Lors de la lourde défaite 3‑0 face à Guingamp, il a parcouru 8,1 kilomètres en 68 minutes et touché 40 ballons.
Ces statistiques montrent une réelle activité, mais elles ne se traduisent plus par des différences dans les trente derniers mètres.
Le changement d’entraîneur pourrait expliquer une partie de ses difficultés.
Alors qu’Irvin Cardona s’épanouit pleinement dans le dispositif d’Ian Cathro, Davitashvili peine à trouver ses repères.
Moins libre dans ses déplacements et moins inspiré dans ses prises de balle, il donne parfois l’impression de chercher sa place dans l’animation offensive stéphanoise.
Redevenu titulaire lors des deux dernières rencontres, il n’a pas réussi à saisir cette opportunité pour relancer sa saison.
La question se pose de savoir si le système de Cathro exploite réellement les qualités techniques de son joueur le plus talentueux.
Saint‑Étienne a besoin de Davitashvili à son meilleur niveau pour atteindre ses ambitions, notamment contre des équipes regroupées où sa capacité à créer des décalages dans les petits espaces est précieuse.
Le temps presse, car les performances décevantes enchaînées risquent d’affaiblir davantage sa place dans la hiérarchie offensive.
Il reste à voir si Ian Cathro saura trouver la formule pour réveiller le Géorgien, qui, à seulement vingt‑cinq ans, n’a certainement pas perdu son talent en quelques mois.
L’ASSE doit rapidement comprendre pourquoi son ancien facteur X est devenu si discret et comment lui redonner les clés du jeu stéphanois.