Sans victoire, Antwerp force Marvin Compper à revoir son système
Royal Antwerp connaît un début de saison misérable, n’ayant remporté aucun de leurs douze premiers matchs et n’ayant récolté que sept points en sept rencontres, tandis que l’entraîneur Marvin Compper fait face à des critiques croissantes pour son incapacité à inverser la glissade.
Défauts systémiques derrière la mauvaise série
Contre Union, Antwerp a à peine créé une seule occasion pendant les 90 minutes, ne générant même pas la moitié d’une chance durant toute la rencontre. Le manque de menace offensive a souligné les luttes plus larges de l’équipe. La domination d’Union a laissé Antwerp à la recherche d’un point d’appui.
Les problèmes d’Antwerp couvrent à la fois l’attaque et la défense. Bien que le côté ait marqué onze buts, huit sont arrivés lors des trois premiers matchs, mettant en évidence une chute nette par la suite. L’incapacité à maintenir l’élan de marquer a laissé l’effectif sans rythme clair.
Marc Overmars n’a pas laissé une faible base, comme la liste des noms de l’effectif le suggère. Pourtant, le problème dominant semble enraciné dans le système employé par Compper. La formation 4‑4‑2 a du mal à faire face aux adversaires privilégiant les schémas 4‑3‑3 ou 3‑5‑2.
Dans une configuration 4‑4‑2, le milieu de terrain s’enfonce souvent même avec la présence de Vermeeren, tandis que la ligne arrière subit à plusieurs reprises une pression soutenue. Ce déséquilibre structurel entrave la capacité de l’équipe à couvrir le terrain efficacement.
Le personnel de l’effectif ne convient peut‑être pas au plan de Compper. Les joueurs de flanc reçoivent rarement le ballon, et les arrières latéraux atteignent rarement la ligne de touche pour centrer pour l’avant‑centre Frey, qui affronte constamment deux défenseurs centraux. Christopher Scott, qui devrait profiter de ces centres, se retrouve rarement dans la surface.
Fofana était l’adversaire le plus dangereux lors du match contre Union, bien que sa menace doive être prise avec prudence. Le milieu de terrain argentin Mauricio Benitez reste sur le banc, jugé pas assez en forme malgré qu’on s’attendait à ce qu’il dirige l’équipe après son transfert tardif. Compper, furieux après la défaite, a qualifié la performance « Het is een grap ».
L'approche de Compper repose sur le Gegenpressing, une marque de fabrique de l’école Red Bull, mais les adversaires la neutralisent facilement en ajoutant un milieu de terrain supplémentaire. L’entraîneur devra peut‑être repenser ses tactiques, comme le dit le proverbe qui met en garde contre répéter la même méthode et attendre un résultat différent. Avec la trêve internationale qui approche, Compper a l’occasion de réfléchir, tandis que le directeur du club Wouter Vandenhaute observe avec impatience un revirement.