Ligue 1
Sous Gérard Lopez, les Girondins de Bordeaux sombrent de la Ligue 1 au Régional 1
En juillet 2021, Gérard Lopez devient propriétaire des Girondins de Bordeaux et, en cinq saisons, fait passer le club de la Ligue 1 aux Championnats régionaux, une descente qualifiée d’inexorable. Avant la vente au fonds d’investissement Park Bench, le club subit une série de revers qui le conduisent du sommet du football français à la sixième division.
Première saison et premiers licenciements
Lopez veut du clinquant sur le banc dès son arrivée. Exit Jean-Louis Gasset, qui avait sauvé le club de la descente en Ligue 2 (12e), remplacé par Vladimir Petkovic. Petkovic, fraîchement revenu d’une élimination de la France à l’Euro avec la Suisse, est limogé le 6 février 2022 après un bilan catastrophique : 19e place et le pire taux de victoires (17,4 %) depuis 56 ans.
Chutes successives et sanctions de la DNCG
David Guion succède à Petkovic mais ne parvient pas à éviter la relégation historique (20e) en Ligue 2, la première depuis 1991, aggravée par une défaite à domicile contre l’OM (0‑1) qui met fin à un record d’invincibilité datant de 1977. La DNCG condamne alors les Girondins au National, décision partiellement annulée par le Comité exécutif de la FFF qui maintient le club en Ligue 2.
En Ligue 2, les Girondins terminent troisième derrière Le Havre, à trois points du dauphin FC Metz, mais aucune barrière d’accès à la Ligue 1 n’est prévue. Lors de la dernière journée, face à Rodez devant plus de 41 000 spectateurs, le match est arrêté à la 27e minute après l’agression d’un supporter bordelais sur Lucas Buades. Le CNOSF sanctionne le club d’une perte de match et d’un point de retrait pour la saison suivante.
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Rétrogradations administratives et perte du statut professionnel
Après la saison, Albert Riera conduit les Girondins à la 12e place de Ligue 2, puis le couperet tombe : rétrogradation administrative en National puis en National 2 suite à une procédure de redressement judiciaire. Un rachat par Fenway Sports Group était envisagé, mais l’affaire échoue. En août, le club ne convainc pas le CNOSF de réintégrer le National, entraînant la perte du statut professionnel, la fermeture du centre de formation et le chômage de 90 salariés.
Privés de Matmut Atlantique, les Girondins de Bruno Irles débutent le Championnat de National 2 à huis clos au stade Sainte‑Germaine du Bouscat. Malgré l’arrivée en septembre du buteur Andy Carroll, le club termine 4e, soutenu par les licences de Rio Mavuba et Paul Baysse pour éviter les forfaits de l’équipe B (N3) et une tentative avortée de reprise de l’ancien gardien Oliver Kahn.
En mars, la Matmut ne renouvelle pas le contrat de naming ; les Girondins (N2) évoluent désormais au Stade Atlantique de Bordeaux. Fin mars, Irles est licencié après une défaite menaçant l’accession en Ligue 3, remplacé par Rio Mavuba. L’équipe échoue à la deuxième place, à deux points de La Roche. Sans les 10 millions d’euros requis par le fonds d’investissement Sparta Capital, la DNCG exclut le club des championnats nationaux, le reléguant au Régional 1.
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Perspective régionale et avenir incertain
Après une élimination en Coupe de France contre Angoulême (1‑5) au stade Sainte‑Germaine, les Girondins s’apprêtent à disputer le Championnat de Régional 1, poule B, le 17 octobre à 15 h contre la réserve de l’Aviron Bayonnais. Le club, désormais sans contrat de naming et sans financement suffisant, affronte une saison décisive où la survie même du football professionnel à Bordeaux reste en jeu.