Standard en quête d’un repreneur, la vente n’est plus urgente
Le Standard de Liège poursuit activement sa recherche d’un repreneur, mais la direction affirme ne plus être contrainte de vendre le club en urgence. Pierre François a détaillé la situation lors d’une interview accordée à Sudinfo, précisant les nouvelles conditions du marché.
Recherche d’un repreneur
Le Manager Général a rappelé que Giacomo Angelini, après avoir conclu son accord avec ACAP, avait annoncé qu’il chercherait un investisseur pour prendre le relais. « Quand Giacomo Angelini a déclaré, après avoir réussi son deal avec ACAP, qu’il allait rechercher un investisseur qui prenne son relais, c’était vrai », a-t-il affirmé. Il a ajouté qu’il fallait identifier les bons interlocuteurs et procéder aux tris indispensables afin d’éviter des reprises catastrophiques.
Selon le Manager, la concrétisation pourrait survenir dès demain ou après‑demain. « Il faut que quelqu’un qui a obtenu les renseignements, qui a été listé, pousse sur le bouton ‘je vais acheter’, » a-t-il précisé. Le Standard n’est pas celui qui déclenche cet engagement, c’est le futur acquéreur.
Le Manager a souligné la difficulté de trouver des repreneurs locaux en Wallonie. « En Wallonie, on ne trouvera pas une formule comme celle de l’Antwerp, car peu de personnes ont les reins solides pour le faire », a expliqué. Il a ajouté que ceux qui en ont les moyens sont déjà engagés ailleurs, ce qui empêche de se tourner vers le Standard.
Face à ce constat, le club se tourne vers l’étranger pour éviter de devenir un club nourricier d’un « porte‑avions ». « Ce n’est pas facile comme exercice, mais cela ne change rien à notre détermination », a conclu le Manager.
Gestion financière et licences
Le Standard travaille à redresser ses finances, un point crucial pour la commission des licences et pour séduire de potentiels repreneurs. Le Manager a déclaré que le club a pris en main la gestion afin de réduire de façon importante les pertes.
« Que ce soit pour faciliter une cession ou simplement protéger le club, nous avons géré le club comme il se doit pour convaincre l’administration des licences de la Fédération, » a-t-il affirmé. « Dire qu’on est obligé de vendre aujourd’hui n’est plus vrai », a‑t‑il ajouté.
Le Standard accueillera Charleroi ce dimanche, un rendez‑vous qui permettra de tester la nouvelle dynamique financière du club. Cette rencontre est perçue comme un signal fort avant le déplacement de Charleroi.
La direction maintient sa recherche d’un acquéreur, tout en insistant sur le fait que la vente n’est plus une urgence. Elle reste déterminée à trouver le partenaire adéquat, qu’il soit local ou étranger.