Standard et Charleroi confrontés à une interdiction judiciaire qui inquiète l'Union belge
Le huis clos de ce week-end entre le Standard et Charleroi a déclenché une vive polémique, tandis que Mehdi Bayat a rappelé un précédent judiciaire qui pourrait contraindre l'Union belge à revoir ses règles d’exclusion de supporters.
Un huis clos qui fait couler l'encre
Le match entre le Standard et Charleroi, joué sans spectateurs, a été qualifié de « choc wallon sans supporters ». Aucun supporter n’a pu assister à la rencontre, même si personne ne souhaitait arriver à cette solution. Cette situation sera toutefois confirmée dimanche, selon les organisateurs.
Le rappel d’un précédent judiciaire
Invité par SudInfo aux côtés de Pierre François, Mehdi Bayat a évoqué un cas qui a récemment secoué le Sporting. Il a rappelé qu’il y a un an et demi, Charleroi avait interdit l’accès au stade à une soixantaine de supporters, décision qui avait conduit ces derniers à intenter une action en justice devant le tribunal de première instance de Charleroi.
Le juge a jugé que, sur la base du règlement d’ordre intérieur du club, l’exclusion était légale mais que chaque supporter devait voir la raison de son interdiction détaillée. Le club avait présenté un « package global » en associant tous les supporters à la même raison, ce qui a été critiqué.
Les réactions de l’administration et des dirigeants
Selon l’administrateur délégué du Sporting, le verdict devrait inciter la fédération belge à réfléchir. « Je pense que la fédération belge, ou son département juridique, devrait se positionner par rapport à ce jugement », a déclaré Mehdi Bayat. Il a ajouté que la distinction individuelle imposée par le juge civil semblait difficile à appliquer lorsqu’une décision collective est prise par le parquet de la fédération.
Mehdi Bayat a également justifié la fermeture d’une tribune lorsque la situation dégénère, affirmant que « beaucoup de supporters dans la tribune n’ont souvent rien à voir et pourraient secouer les fautifs ».
Le débat met en lumière la tension entre la sécurité des stades et le droit des supporters à assister aux matchs, un sujet qui pourrait pousser l'Union belge à réviser ses procédures judiciaires.