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Sven Jaecques, PDG d'Anvers, sur la vente de Paul Gheysens
La vente de Royal Antwerp FC n’a pas seulement signifié la fin de l’ère de Paul Gheysens, mais aussi la clôture d’une période particulièrement difficile pour le PDG Sven Jaecques, qui est resté à bord après la reprise et admet maintenant que la situation au Bosuil était devenue intenable.
Nouvel propriétaire, PDG restant et défis financiers
Un consortium autour de Wouter Vandenhaute a repris le club à la famille Gheysens, tandis que Jaecques a conservé son poste de PDG. Le passage a marqué un nouveau chapitre après le titre national et la victoire en coupe, mais une longue période de pression financière et personnelle se cachait immédiatement sous la surface. Jaecques raconte que les deux dernières années « n’étaient plus soutenables » et qu’il s’est retrouvé en mode de survie permanent.
La situation au Bosuil, le stade de Royal Antwerp, est devenue de plus en plus lourde selon Jaecques. « À un moment donné, nos intérêts se sont retrouvés face à face », déclare-t-il, faisant référence aux tensions entre le club et l’ancien propriétaire. Il souligne que l’insoutenabilité était évidente tant sur le plan sportif que financier.
Transferts, coûts de tribune et ambitions sportives
La vente du gardien Senne Lammens à Manchester United aurait rapporté 21 millions d’euros, et le transfert de Doumbia à Al‑Ittihad a coûté environ 19 millions d’euros. Ces sommes ont temporairement offert un souffle au club et semblaient ouvrir la voie à un nouveau budget. Jaecques se souvient de l’optimisme qui régnait alors, notamment parce que l’on pensait pouvoir rembourser les dettes.
En pratique, plus de 10 millions d’euros provenant de l’argent de Doumbia ont dû être affectés directement à la construction d’une nouvelle tribune, alors qu’un financement externe était initialement prévu. Cela a de nouveau limité la marge de manœuvre du club et a montré que l’ambition de concourir à nouveau au titre d’ici trois ans était une mauvaise interprétation : c’était un objectif, pas une garantie.
Pression personnelle et relation avec Gheysens
Jaecques décrit une période où il « était en mode de survie permanent », ce qui a affecté sa santé mentale et physique. Un accident de voiture en plein milieu de la journée l’a forcé à réfléchir et l’a conduit à la conclusion que « ni sur le plan personnel, ni pour le club, ni financièrement, ni en termes de perspectives d’avenir, ni sur le plan sportif… nous ne pouvions tout simplement plus avancer. »
La relation avec Paul Gheysens s’est mise sous pression. Jaecques refuse de spéculer sur d’éventuelles exigences de l’ancien propriétaire, mais affirme que « à un moment donné nos intérêts se sont retrouvés face à face ». Il ajoute que la vente a causé « incroyablement beaucoup de douleur » à Gheysens, surtout parce que les membres de l’ancienne équipe de direction, dont Jacques Vandermeiren, restent à bord.
Malgré la situation tendue, Jaecques croit que le lien n’est pas définitivement rompu. Il est convaincu que, dès que la poussière retombe, lui et Paul iront « boire une pinte » et que Gheysens aura le temps de laisser les événements se calmer.