Tamar Svetlin passe d’espoir à marginalité à l’ASSE
Arrivé cet été à l’ASSE avec l’ambition de s’imposer dans l’entrejeu stéphanois, Tamar Svetlin a d’abord brillé en étant titularisé contre Grenoble et Montpellier, mais il se retrouve aujourd’hui cantonné à de courtes apparitions et même exclu du banc face à Rodez.
Des débuts prometteurs qui laissent entrevoir un rôle majeur
Recruté cet été et engagé jusqu’en 2030, le milieu slovène a rapidement trouvé sa place dans la rotation d’Ian Cathro. Ses premières performances, notamment les victoires 4‑0 contre Grenoble et 3‑1 contre Montpellier, ont fait rêver les supporters et le staff.
Ces deux matchs, où il était titulaire, ont renforcé l’idée qu’il pourrait devenir un pilier du milieu de terrain stéphanois, à l’image de son ancien club, le Celje.
Une dynamique inversée et une concurrence accrue
La situation a basculé après deux prestations décevantes à Dijon (2‑3) et Dunkerque (2‑1), où Svetlin a perdu la confiance d’Ian Cathro. Depuis, son temps de jeu s’est réduit à dix minutes contre Metz (2‑2) et il n’a même pas quitté le banc contre Rodez (2‑0).
En six rencontres, il n’a cumulé que 376 minutes, dont quatre titularisations, avec une passe décisive, aucun but et une influence qui s’est estompée.
L’association entre Áron Csongvai et Maxime Bernauer, deux éléments clés du milieu, constitue aujourd’hui un obstacle majeur pour Svetlin, car Cathro ne semble pas vouloir les remplacer alors que le choc contre le Red Star approche.
Par ailleurs, le jeune Elyes Dhaoui, 18 ans, a profité de la trêve internationale pour se distinguer, notamment lors d’un succès 5‑1 contre le FC Sion, et a été choisi à la place de Svetlin contre Rodez, soulignant la perte de confiance du staff.
En sélection, le Slovène reste sur le banc depuis quatre matchs, aggravant son sentiment d’exclusion. À 25 ans, il dispose encore de temps pour renverser la tendance, mais il devra saisir chaque opportunité pour convaincre Ian Cathro.