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Théo Leoni dénonce la stratégie financière d'Anderlecht
Dans le vestiaire du Lotto Park, Théo Leoni revêt à nouveau le maillot mauve, prêt à affronter le Stade de Reims dans un match amical prévu dans une semaine, tout en rappelant son attachement profond à Anderlecht et les raisons salariales qui ont motivé son départ.
Théo Leoni se décrit comme un enfant de Neerpede et de Charleroi, deux villes qui ont façonné son identité dès l’enfance. Il a passé quatorze saisons en mauve, gravissant les échelons du centre de formation jusqu’à l’équipe première. Cette longévité le lie profondément à l’histoire du club.
Le milieu de terrain reste très attaché à Anderlecht, affirmant qu’il n’a pas quitté le Sporting de gaieté de coeur. Son attachement se reflète dans chaque entraînement et chaque match où il porte le maillot rouge et blanc. Il a toujours considéré le club comme sa maison footballistique.
Pourtant, il attendait davantage de reconnaissance de la part du club après tant d’années de service. Le manque de valorisation salariale a alimenté son mécontentement. Cette frustration l’a poussé à envisager un départ. Mais le club n’a pas su répondre à ses attentes.
Changement de stratégie financière
Leoni était dans la dernière année de son contrat lorsqu’Olivier Renard a tenté de le retenir. Le joueur explique que le club a voulu complètement changer sa stratégie financière, rendant impossible une prolongation aux conditions proposées. Il a compris rapidement que les nouvelles exigences ne correspondaient pas à ses attentes.
Le salaire proposé était loin d’être en adéquation avec son statut. « J’ai expliqué à Olivier qu’avec les matchs des deux dernières saisons, je ne pouvais pas m’asseoir à côté de mon collègue dans le vestiaire pour le voir payé 50 % en plus que moi », a-t-il déclaré. Cette différence salariale a été le point d’orgue de son insatisfaction.
Le dilemme des jeunes de l’académie
Leoni souligne que les jeunes de l’académie sont souvent heureux d’arriver en équipe première, mais la direction peut se permettre de les sous‑payer. Il était prêt à faire des concessions, mais l’écart entre ses exigences et la proposition du club était trop important. « Je ne visais pas un contrat à la hauteur de Jan Vertonghen ou Thorgan Hazard, mais il y a tout de même certains barèmes », a-t-il ajouté.
Finalement, le club a clairement indiqué que c’était « ça ou rien », sans même entamer de négociations. Leoni a donc choisi de quitter le Lotto Park, même s’il n’est parti qu’il y a un an. Il reviendra toutefois dans une semaine pour disputer le match amical contre le Stade de Reims, offrant ainsi une dernière occasion de parler de son départ.