JPL
Théo Leoni revient au Parc Astrid d'Anderlecht, révèle des problèmes de contrat
Les tribunes vides du stade du Jupiler Pro League RSC Anderlecht résonnaient lorsque Théo Leoni, capitaine du côté de Ligue 2 de Reims, a foulé le Parc Astrid pour la première fois depuis son départ. Une douleur dans la poitrine a marqué le moment, un mélange de nostalgie et d’inquiétude alors qu’il parcourait le stade silencieux.
Saga contractuelle et réalités financières
Leoni a révélé qu’il jouait sous un contrat U23, qui accordait initialement des primes lorsqu’il était aligné dans l’équipe A. Après sa première saison, les primes ont disparu, le laissant gagner moins lors de sa deuxième année que ses nouveaux arrivants, soit, selon les rapports, un tiers ou un quart de leurs salaires. Olivier Renard, directeur technique d’Anderlecht, a proposé un nouveau contrat, mais les agents de Leoni ont averti que les joueurs du bas du tableau percevaient déjà des salaires plus élevés.
Lors du match fermé RSC Anderlecht‑Reims au Parc Astrid, Yves Taildeman – spécialiste d’Anderlecht et des Diables rouges – a suivi la rencontre aux côtés de l’épouse de Leoni et de leur fils de quatre mois, Roméo. La présence de la famille a souligné le caractère personnel de la rencontre. L’interview a ensuite été réalisée à Charleroi, le photographe Ennio Cameriere fournissant les images.
Leoni a avoué qu’il avait autrefois espéré passer toute sa carrière à Anderlecht, mais cette saison il se rendra à Nantes avec Reims, son côté de Ligue 2 depuis plus d’un an. Il s’est souvenu de son triplé contre le « petit » Bruges et de la sensation du Lotto Park vide lorsque RSC Anderlecht a triomphé 3‑0. Il a ajouté que, au cours de l’année écoulée, il ne reconnaissait parmi ses anciens coéquipiers que Colin Coosemans, Marco Kana et Mario Stroeykens.
Anderlecht mené à la pause par le Cercle de Bruges, grâce à Barry
Profondeur de l’effectif et perspectives d’avenir
Leoni a observé qu’Anderlecht aligne désormais trente à trente‑cinq joueurs de haute qualité, mais que son noyau est plus mince qu’auparavant, manquant souvent six ou sept internationaux, un manque qui se ressent sur le terrain. Il a salué le meilleur joueur d’Anderlecht qu’il ait vu – « Antman » – et a noté que l’entraîneur, bien que légèrement excentrique, semble compétent.
Au-delà des préoccupations financières, Leoni a déclaré que l’amour du badge d’Anderlecht restait important, mais que les opportunités de jeu qui diminuent le poussent à aller de l’avant. Il a souligné la hausse du coût de la vie, se rappelant un récent achat de carburant à 2,50 euros le litre, et a insisté sur la nécessité d’assurer son avenir plutôt que de risquer le chômage.
Le quotidien La DH a sollicité le témoignage de Leoni sur son départ de 2025, ce qui a conduit à l’interview franche qui constitue la base de ce rapport. Il s’est rappelé des promesses faites durant l’ère Fredberg qui n’ont jamais été tenues, soulignant sa déception quant à la gestion de son contrat par le club.