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Van Der Haegen : les clubs belges imitent la révolution des entraîneurs allemands
Dans la Jupiler Pro League, une tendance remarquable apparaît : quatre des six entraîneurs des clubs du top‑six n’ont jamais joué au niveau professionnel. Le fonctionnaire de l'UEFA Kris Van Der Haegen souligne, en faisant référence à Thomas Tuchel et Julian Nagelsmann, le côté positif de ce développement.
Clubs belges du haut niveau choisissent des entraîneurs inexpérimentés
Selon Van Der Haegen, le fait que quatre des six entraîneurs du top six de la Jupiler Pro League n’aient pas de passé de joueur professionnel est un signe de progrès. Il souligne que les clubs belges regardent désormais différemment les qualités qu’un entraîneur doit posséder.
Les quatre entraîneurs sont Rik De Mil à KAA Gent, Mario Kohnen à Sporting Charleroi, Vitor Bruno à RSC Anderlecht et Michael Beale à Zulte Waregem. Aucun d’eux n’a un passé de footballeur professionnel, ce qui rend leur nomination d’autant plus remarquable.
Exemples allemands et mentalité changeante
Van Der Haegen compare la situation belge à l’Allemagne, où Thomas Tuchel et Julian Nagelsmann ont déjà percé sans grande carrière de joueur. Il déclare : « Le football est très conservateur. Les gens pensent : ‘Il a été un bon footballeur, il sera donc aussi un bon entraîneur’ », selon l’interview.
Il cite également Arrigo Sacchi : « Je ne savais pas qu’il fallait d’abord être un cheval avant de pouvoir devenir cavalier. » Van Der Haegen constate maintenant un changement de mentalité : le vieux carrousel des entraîneurs disparaît et les clubs investissent davantage dans l’identification et la formation des entraîneurs, par exemple Rik De Mil qui s’est développé dans l’académie du Club Bruges.
Il y a sept à huit ans, on lui a demandé pourquoi l’Allemagne pouvait lancer des ‘laptoptrainers’ comme Tuchel et Nagelsmann et la Belgique pas. Il répond que ces entraîneurs pouvaient mûrir en tant qu’entraîneur professionnel dans la jeunesse, loin des projecteurs, et que les clubs belges tirent maintenant les mêmes leçons.
Même aux Pays-Bas, le schéma se brise : l’entraîneur d’Excelsior Ruben den Uil est un exemple récent d’un entraîneur qui, sans une carrière de joueur impressionnante, occupe le sommet. Son succès souligne l’acceptation croissante des entraîneurs non‑joueurs dans les Pays-Bas.