JEUNES
Vincent Kompany investit 12 millions dans BX Brussels
Vincent Kompany, ancien entraîneur du Bayern Munich, est de retour à Bruxelles pendant la trêve internationale et se consacre à son projet BX Brussels. Il rappelle que 12 millions d’euros ont déjà été investis, que le club compte 1 200 membres et que 1 000 jeunes attendent une place.
Malgré son passage à la tête du Bayern Munich, Kompany reste très impliqué à Bruxelles, y compris hors du cadre professionnel. Il décrit le projet BX Brussels, lancé en 2013 sous le surnom Vince The Prince, comme une plateforme d’opportunités sportives pour les jeunes de la capitale. Il participe également à des actions locales, comme des ateliers éducatifs et des rencontres sportives dans les quartiers de la capitale.
Un investissement de 12 millions d’euros
Les chiffres montrent l’ampleur du projet : 12 millions d’euros ont été injectés, dont quatre‑vingt‑dix pour cent destinés au volet social. Aucun retour financier n’est attendu, l’objectif étant purement sociétal. Cette approche reflète la conviction de Kompany que le sport doit être un levier de cohésion sociale plutôt qu’un simple produit commercial.
Aujourd’hui, BX Brussels compte 1 200 membres actifs, tandis que 1 000 personnes figurent encore sur une liste d’attente. Cette forte demande confirme le rôle essentiel du club dans la communauté bruxelloise. Le club prévoit d’élargir ses installations afin d’accueillir davantage de jeunes dès la prochaine saison.
Un projet au service des jeunes
Le club s’appuie sur de nombreux entraîneurs engagés pour offrir un environnement positif. Kompany souligne que le succès des jeunes talents, comme l’ailier d’Anderlecht Joshua Nga Kana, constitue un « joli bonus » au cœur de la mission. Selon lui, chaque entraîneur contribue à créer un climat de confiance où les jeunes peuvent s’épanouir pleinement.
« Les jeunes doivent comprendre qu’ils ne sont pas seuls », affirme Kompany. « C’est, pour moi, le rôle d’un club de sport au sein de la communauté », ajoute‑t‑il, rappelant l’importance du sport dans les grandes villes belges. Il rappelle que, dans les grandes villes, le sport offre un cadre structurant indispensable à la prévention de la délinquance.
Monter en première ou en deuxième division est, selon lui, « un sujet ridicule ». L’ambition première reste d’impacter le plus grand nombre de jeunes, plutôt que de viser le plus haut niveau sportif. Ainsi, la priorité reste l’impact social, même si le club rêve secrètement de gravir les échelons du football amateur.
Ainsi, alors que le football professionnel poursuit des objectifs financiers et de prestige, Kompany privilégie un modèle où l’investissement social prime, même sans perspective de retour économique. Cette vision contraste avec la logique dominante du football professionnel, où le rendement financier guide la plupart des décisions.