Vincent Mannaert veut que le football belge suive le modèle espagnol
Après la joie suscitée par la génération dorée, le football de Belgique vit aujourd’hui une période de transition marquée par des hauts et des bas, tandis que les futurs Diables, encore enfants ou même pas encore nés, se préparent déjà à porter les couleurs de la Coupe du Monde 2050.
Le slogan « Deviens fan de Belgique ! 2673 » résume l’effort de relancer l’engouement. Après le bonheur apporté par la génération dorée, le pays traverse une phase de transition où les performances oscillent. Cette période comporte des hauts et des bas inhérents à la nouvelle vague.
Vincent Mannaert reste confiant pour l’avenir et envisage déjà des réformes profondes, notamment en matière de formation. « On sent une unité dans leur football. Mais elle ne vient pas par hasard », affirme‑t‑il, cité par la RTBF.
Les enfants de la Coupe 2050
À l’heure d’écrire ces lignes, plusieurs des Diables qui porteront les couleurs de la Belgique pour la Coupe du Monde 2050 ont cinq ans. D’autres ne sont pas encore nés, et certains viennent tout juste de découvrir le ballon rond. Le projet de formation vise ces futurs amoureux du football.
La Belgique a déjà produit quelques pépites célèbres et veut poursuivre cette dynamique. Le modèle de référence est le « bourreau » espagnol qui a brillé à la Coupe du Monde, source d’inspiration pour le plan national.
« Les entraîneurs, pour la formation des jeunes, sont eux‑mêmes formés avec la même idée partout », ajoute Vincent Mannaert, soulignant que l’unité ne relève pas du hasard.
Un projet national unifié
Le CEO de l’Union Belge explique que la structure diffère entre la Flandre, Bruxelles et la Wallonie, avec des variantes de foot à cinq contre cinq et à huit contre huit. Il insiste sur la nécessité de corriger ces disparités et d’inclure le football amateur.
« Il faut emmener toute la base de la pyramide avec nous. Et la base, ce sont tous les clubs amateurs », précise‑t‑il. L’idée est de rassembler du Nord au Sud et d’Ouest en Est, à l’image de Kevin De Bruyne, qui a commencé à Drongen, et de Thibaut Courtois, qui a découvert le jeu à Bilzen. L’Union fait la force.
L’ancien directeur technique rappelle qu’il ne veut pas d’un foot dogmatique à philosophie unique. « L’Espagne elle‑même a évolué du tiki‑taka vers un foot plus direct », souligne‑t‑il, rappelant la nécessité d’adapter le style.
Ce contraste entre le passé glorieux et la construction d’une base large montre que la Belgique mise sur une unité inspirée de l’Espagne tout en adaptant ses spécificités régionales, afin de préparer les Diables de demain.