Vincenzo Ciuro et Silvio Proto commentent Les Diables en Italie
Vendredi soir, le stade olympique de Rome accueillera le duo RTL Vincenzo Ciuro et Silvio Proto, qui commenteront les Diables rouges en Italie pour la Ligue des Nations. Leur présence marque une première pour les deux Belges, qui associent leur métier de journaliste à la fierté nationale.
Un duo belge au cœur de l’Italie
Vincenzo Ciuro et Silvio Proto forment un duo complice, reconnu pour la saveur particulière qu’ils apportent à chaque rencontre. Jonathan Lange, rédacteur en chef de Les Sports+, souligne qu’ils seront au micro dès l’entrée en lice des hommes de Mark Van Bommel. L’événement, inscrit dans le cadre du Football international, se déroule sous les yeux d’une audience italienne attentive.
Avant de rejoindre le pays d’origine de leurs familles, les deux commentateurs ont pris le temps d’évoquer la rencontre comme « une affaire à part ». ©Olivier Pirard, Photo News, capture l’instant où la Nazionale, qualifiée de grande nation, se prépare à affronter les Diables. « La Nazionale a toujours cette étiquette de grande nation, mais c’est à nous d’en profiter », rappelle la légende photographique.
Fierté et identité belge
Vincenzo Ciure décrit son rôle comme le Graal du journaliste sportif : « Commenter les matchs de son pays, quelle que soit la compétition, c’est un bonheur depuis mon arrivée en 2022 ». C’est une fierté qu’il partage avec son collègue, renforcée par le sentiment que « c’est le Graal ».
Silvio Proto ajoute que ce moment montre qu’il existe une vie après le football. Il rappelle ses passages à Anderlecht, à la Lazio et ailleurs, tout en insistant sur le fait que les footballeurs peuvent réussir sans les plus grandes études. « Quand on regarde les noms sur le papier, on est au‑dessus », explique‑t‑il, offrant ainsi un message d’espoir.
Commentant depuis l’Italie, Proto insiste sur ses racines : « Je ne me considère même pas 1 % italien, je suis 100 % belge ». Son grand‑père, venu d’Italie pour travailler dans la maçonnerie, a permis à la famille de rêver. Le lien avec Rome devient alors un rappel émouvant de leurs origines.
Ciuro partage ce même état d’esprit. Son grand‑père, venu suivre ses frères dans les mines, a eu la chance de ne pas travailler dans les mines. « La Belgique nous a tout donné, à moi comme à ma famille », affirme‑t‑il, soulignant qu’il n’y a aucune double allégeance, seulement une identité belge forte.
Les deux commentateurs ont parfois été critiqués pour prononcer les noms italiens « à l’italienne ». Ils rétorquent que leur connaissance des langues les aide à bien prononcer les noms italiens, espagnols, anglais et même portugais. Cette maîtrise renforce leur crédibilité auprès du public.
Entendre le Fratelli d’Italia résonner dans le stade olympique crée un frisson partagé. « C’est un moment chair de poule pour tout amateur de sport, quelle que soit la nationalité », conclut Ciuro, rappelant la même émotion ressentie lors de la Brabançonne aux championnats du monde de hockey. Ces instants exceptionnels soulignent la puissance du football comme vecteur d’unité.