Zidane bouscule la sélection française en misant sur de jeunes inconnus
Pour son premier rassemblement à la tête de l’équipe de France, Zinedine Zidane a ouvert le groupe à de nombreux nouveaux venus, dont Andy Diouf, Jérémy Jacquet, Lucas Da Cunha, Lenny Yoro, Esteban Lepaul et Guillaume Restes, qui ont ainsi connu leur première sélection lors des quatre premiers matches de l’ère Zidane.
Des choix inattendus au poste de latéral gauche
Sur un poste de latéral gauche en manque de solutions, où Lucas Digne et Théo Hernandez alternaient lors de la dernière Coupe du monde, le nouveau sélectionneur tricolore a préféré innover en retenant Adrien Truffert et Andy Diouf. Cette décision marque une rupture avec la rotation habituelle entre Digne et Hernandez.
La déception d’un pré‑convocataire
Matthieu Udol, qui avait reçu une pré‑convocation, pensait pourtant voir la porte des Bleus s’ouvrir à trente ans pour les matches de septembre et d’octobre contre la Turquie (0‑1), la Belgique (0‑1, 4‑1) et l’Italie (1‑1). L’annonce de son absence est tombée trois heures avant la rencontre face à Monaco, le 18 septembre.
Titulaire et buteur décisif lors de ce match, Udol a extériorisé toute sa frustration dans sa célébration. « C’est tombé trois heures avant, j’avais cette potentialité d’être sélectionné, ce n’était pas une journée simple émotionnellement parlant », a-t-il confié à L’Équipe.
« Le fait d’avoir cet espoir et une déception au bout, ça m’a donné une motivation supplémentaire, et j’ai relâché tout ça sur mon but », a-t-il poursuivi. « J’avais beaucoup de rage en moi, mais j’étais déçu, tout simplement. Il y a bientôt une prochaine trêve, on a un enchaînement de matchs de très haut niveau d’ici là, à moi d’être performant pour encore toquer à la porte. »
Loin de se résigner, l’ancien Messin entend convertir cette amertume en source de motivation et s’appuie sur son vécu pour appuyer son CV. « Aujourd’hui, avec la Ligue des champions, mon statut a encore évolué. Il y a aussi une opportunité par rapport à la concurrence de se trouver une place dans cette équipe. C’est devenu un objectif, mais je n’ai pas de pression parce que je suis conscient aussi de d’où je viens », a-t-il insisté.
Il ajoute que, à trente ans, il sait que les opportunités se font plus rares : « Si ça arrive, ce sera génial. Sinon ce ne sera pas un regret, juste dommage parce que je n’aurais pas été loin. Je sais aussi que j’ai trente ans, pas vingt‑quatre, et que plus le temps passe, plus les opportunités seront difficiles à saisir. Il y a peut-être une fenêtre, et ma polyvalence peut m’aider. Je suis piston mais je peux jouer à gauche dans une défense à quatre, axe gauche aussi. »