Zidane enflamme les supporters, Deschamps sous le feu
La nomination de Zinédine Zidane à la direction de l’équipe de France a déclenché un regain d’enthousiasme. On n’hésite plus à opposer le nouveau sélectionneur à son prédécesseur Didier Deschamps. À vingt‑quatre ans, Maxence n’avait jamais assisté à un match des Bleus, mais la perspective de voir Zidane sur le banc l’a convaincu d’acheter son billet pour la rencontre France‑Italie.
Enthousiasme des supporters
« Depuis qu’on attend Zidane, c’est un vent de fraîcheur, de renouveau », explique Maxence, étudiant interrogé par Le Parisien. Cette remarque reflète le sentiment partagé par de nombreux supporters qui perçoivent le nouveau sélectionneur comme une bouffée d’air frais.
Le même supporter a ajouté une remarque plus piquante à l’encontre de Didier Deschamps : « Vous pensez qu’il aurait appelé Da Cunha ? Jamais ! Avec lui, au moins, ce sont les meilleurs qui vont jouer. » Cette phrase, bien que subjective, traduit les reproches récurrents adressés à l’ancien sélectionneur pour ses choix jugés trop conservateurs.
Une première provoquée uniquement par Zidane a mis en lumière le contraste avec l’ancienne ère. La première liste du nouveau sélectionneur comportait cinq néophytes, dont Lucas Da Cunha, soulignant ainsi la volonté de rompre avec les habitudes de Didier Deschamps.
Maxence appartient à une génération qui a grandi avec les succès de Didier Deschamps. En quatorze ans, les Bleus ont remporté la Coupe du monde 2018 et la Ligue des nations 2021.
Malgré ce bilan, une partie du public se lasse du jeu proposé et des habitudes de l’ancien sélectionneur, estimant que le renouvellement est indispensable.
Premières décisions de Zidane
Zidane a déclaré vouloir apporter un changement dans la manière de jouer, insistant sur une équipe capable de prendre davantage le jeu à son compte. Ses premiers choix ont renforcé cette impression de renouveau.
En Belgique, il a même changé neuf titulaires et lancé trois néophytes d’entrée, sans interrompre la dynamique victorieuse. Cette approche alimente encore davantage l’état de grâce qui entoure le nouveau sélectionneur.
Son statut de Ballon d’Or 1998 et son parcours au Real Madrid nourrissent la promesse d’un profond renouvellement. Bien qu’il n’ait encore rien gagné comme sélectionneur, il bénéficie déjà d’une indulgence que Didier Deschamps avait progressivement perdue.
Le véritable défi commencera lorsque les décisions de Zidane deviendront elles‑mêmes contestables, mettant à l’épreuve la patience des supporters.