Zidane mise sur Cherki comme relais, mais révèle une faiblesse défensive
Dans le centre d’entraînement de la Fédération française, le ballon tourne sans relâche autour de Rayan Cherki, 22‑ans de Manchester City, alors que Zinédine Zidane observe chaque geste. C’est la première séance du nouveau sélectionneur, qui a décidé d’expérimenter le jeune attaquant dans le rôle inhabituel de milieu relayeur.
Un repositionnement étudié
Zidane a longtemps travaillé ce poste avant le déplacement en Turquie, et il a choisi d’y installer Cherki pour la première fois comme sélectionneur. Le joueur de Manchester City a confirmé qu’il pouvait peser sur le jeu depuis une zone plus basse, offrant ainsi une nouvelle dimension à la construction du 4‑3‑3 français.
Durant la séance, Cherki a touché 88 ballons, plus que tout autre milieu ou attaquant français présent. Sa technique a servi de refuge lorsque les Bleus étaient pressés, et il a même trouvé des décalages pour adresser un centre en retrait qui aurait pu devenir une passe décisive.
Des lacunes à corriger
Malgré cette activité impressionnante, le problème est apparu hors du ballon : Cherki a parfois relâché les consignes, tardé à certaines courses défensives et pris des risques dans des zones dangereuses. Il a limité son total à onze ballons perdus, mais sa rigueur reste inférieure à celle exigée d’un milieu évoluant près de sa propre défense.
Le sélectionneur ne voit pas cette expérience comme provisoire. Il estime que Cherki pourrait continuer à évoluer comme relayeur tout en conservant la possibilité d’occuper une position plus offensive, notamment avant le prochain match contre la Belgique.
Depuis les premiers entraînements, Zidane a transmis à Cherki des consignes très précises, visant à préserver le joueur tout en l’intégrant pleinement dans le système. Le défi reste de faire en sorte que la créativité naturelle de Cherki ne soit pas étouffée, mais que sa discipline s’améliore lorsque le ballon ne passe plus par lui.