Zidane se montre plus détendu et démonstratif depuis Clairefontaine
Zinédine Zidane apparaît nettement moins réservé depuis son arrivée à la tête de l’équipe de France, un changement visible dès les premières séances à Clairefontaine et confirmé lors du match contre la Belgique.
Premières séances à Clairefontaine
Le phénomène n’est pas apparu subitement lundi en Belgique ; dès les premiers entraînements à Clairefontaine, le sélectionneur a été aperçu souriant, détendu, plaisantant avec ses joueurs et beaucoup plus proche de son groupe. Cette attitude contraste avec l’image d’un homme habituellement discret et difficile à lire.
Une célébration hors du commun
Au fil des matchs, ce visage plus démonstratif devient de plus en plus évident, parfois même totalement déchaîné, dévoilant une facette que le public connaissait encore très peu. La célébration de Zidane après le but de Michael Olise contre la Belgique illustre le plus spectaculairement ce changement : il a frappé dans un ballon posé au bord du terrain comme s’il participait lui‑même à la rencontre. Une réaction inhabituelle pour un technicien réputé mesuré.
« Je ne sais même pas ce que j’ai fait », a reconnu le sélectionneur, qualifiant sa propre attitude d’« un peu ridicule ». Cette remarque montre qu’il est conscient de son nouveau comportement.
Lionel Charbonnier explique que cette explosion reflète la libération d’une immense pression. Lors de sa première rencontre, Zidane était beaucoup plus tendu ; le deuxième match contre la Belgique, avec neuf changements et des choix ambitieux, lui a permis de relâcher cette tension.
« Suivez‑moi, les gars, on va gagner ensemble », semble désormais proclamer son comportement, selon Charbonnier, qui estime que Zidane prend « encore plus le leadership de son groupe ».
Guy Lacombe perçoit également une profonde évolution. L’ancien entraîneur de Zidane à Cannes, qui le connaît depuis ses débuts professionnels, souligne que le jeu reste « au cœur du projet » et que cette joie intense lui ressemble profondément. Il apparaît plus accessible qu’à son poste précédent au Real Madrid, où les responsabilités l’obligeaient à contrôler ses émotions.
Il ne s’agit pas seulement de la célébration après le but d’Olise. Dès sa première semaine chez les Bleus, Zidane s’est montré très présent auprès de ses joueurs, et son premier succès en Turquie avait déjà été vécu avec beaucoup d’émotion. La Belgique semble avoir fait tomber une barrière supplémentaire, réveillant chez lui une proximité affective qui explique pourquoi l’éternel réservé semble aujourd’hui moins soucieux de dissimuler ce qu’il ressent.