Zidane suscite la prudence après deux victoires des Bleus en Turquie et en Belgique
Dans le froid de Bruxelles, les Bleus ont remporté leur deuxième match sous la houlette de Zinédine Zidane, malgré neuf changements dans le onze et trois premières sélections parmi les titulaires. Cette double réussite – d’abord en Turquie, puis en Belgique – alimente à la fois l’enthousiasme et le débat sur l’ampleur des compliments.
Réserves exprimées sur le plateau du Late Football Club
Sur le plateau du Late Football Club, diffusé sur Canal+, le journaliste Philippe Carayon a jugé les réactions « un peu trop dithyrambique ». Il a évoqué une forme de « zidolâtrie » en France, rappelant que les succès récents ne doivent pas être exagérés.
Carayon a comparé la performance de Zidane à celle de Didier Deschamps, qui avait mené une équipe remaniée à la victoire contre la Colombie le 29 mars, « avec autant de brio ». Cette analogie vise à souligner que la réussite d’un onze expérimental n’est pas une nouveauté chez les Bleus.
Le contexte et les enjeux
Le journaliste a également interrogé la portée du match de Ligue des Nations, demandant « ce que ça pèse face à une demi‑finale du Mondial ». Il estime que ces premières sorties ne permettent pas encore de juger la capacité de la France de Zidane à affronter les rendez‑vous les plus exigeants.
Hervé Mathoux a partagé cette réserve, rappelant que l’on fait « un peu trop » de bruit autour du nouveau sélectionneur. Il a toutefois salué le « risque fou » pris avec une composition expérimentale contre la Belgique, où neuf titulaires ont été changés et trois néophytes introduits dès le départ.
Les remplaçants ont eu un impact décisif, notamment Michael Olise qui a inscrit le but après une passe de Rayan Cherki. Bixente Lizarazu, ancien international, a souligné la maîtrise des Bleus et l’effet des remplacements.
Mathoux a conclu en invitant à profiter de cet « état de grâce » tout en relativisant les éloges, rappelant que le mandat de Zidane ne fait que commencer.