Zinedine Zidane-Estelle Denis voit sa promesse de staff mixte s’éteindre
Le 13 août, la Fédération française de football (FFF) a publié les vingt‑deux premiers noms du staff technique de Zinedine Zidane à la tête des Bleus ; la journaliste Estelle Denis a immédiatement tweeté « Pour la féminisation du staff, on repassera… », soulignant l’absence totale de femmes parmi les vingt‑et‑un collaborateurs annoncés, avant de subir de sévères attaques.
Une ambition annoncée puis démentie
Fin juillet, L’Équipe a révélé que le nouveau sélectionneur, désireux d’apporter une sensibilité nouvelle, visait à intégrer plusieurs femmes dans son staff, notamment dans les secteurs de l’analyse vidéo, de la nutrition et de la data, afin de briser le plafond de verre d’un environnement historiquement ultra‑masculin.
Le mardi suivant, la Fédération a publié la liste définitive : vingt‑six noms, vingt‑six hommes, des adjoints fidèles comme David Bettoni, des préparateurs physiques, des analystes, des médecins, des kinésithérapeutes et des spécialistes des données, confirmant un organigramme entièrement masculin.
Cette composition montre que la volonté affichée de Zinedine Zidane s’est évaporée, laissant place à un staff 100 % masculin, en contradiction avec les promesses formulées quelques semaines plus tôt.
Le problème n’est pas nouveau : aucun poste féminin n’avait été occupé dans le staff de Didier Deschamps, son prédécesseur, ni dans celui de Raymond Domenech, ancien compagnon d’Estelle Denis, et la journaliste a été la cible de sévères critiques après son intervention.
Cette absence reflète un dysfonctionnement structurel plus vaste, visible également dans le football féminin français : sur les douze bancs de touche de la D1 Arkema, seule Sonia Bompastor, entraîneur principal de l’Olympique Lyonnais, occupe un poste de direction.
Le contraste entre les ambitions affichées et la réalité du staff souligne la persistance d’un plafond de verre au sein du football français, tant chez les Bleus que dans la première division féminine.