Arnaud De Carli quitte le comité des Girondins, trop lié à Gérard Lopez
Dans le bureau du stade Matmut, Arnaud De Carli, vice‑président des Girondins de Bordeaux, a déclaré son départ définitif, annonçant à la presse locale qu’il quitte le club, officiellement à la veille de la prise de contrôle par le fonds d’investissement Park Bench.
Annonce officielle à Sud‑Ouest
Le quotidien Sud‑Ouest a relayé la déclaration d’Arnaud De Carli, précisant qu’il met fin à ses fonctions de vice‑président. La même note indique que le club a été racheté quelques jours plus tôt par le fonds Park Bench, marquant un nouveau tournant administratif.
Une nouvelle figure de l’ère Lopez s’en va
Après Karim Saada, coordinateur sportif et responsable du recrutement, la deuxième figure emblématique de l’ère Gérard Lopez quitte les Girondins. Cette succession souligne l’effritement du cercle proche du propriétaire depuis le passage devant la DNCG le 30 juin.
« Il y a de la frustration, car je suis toujours frustré de ne pas aller au bout d’un projet », a déclaré De Carli à Sud‑Ouest. Il a ajouté : « Je pense que c’est le mieux pour le club et pour tout le monde. Je suis trop assimilé à Gérard Lopez et il faut repartir d’une page blanche. »
Entrepreneur de 51 ans, De Carli est arrivé à Bordeaux en août 2024, suite au dépôt de bilan et à la relégation en National 2. Son arrivée visait à relancer le club après une crise financière majeure.
Il a supervisé l’organisation de l’équipe première, l’intégration des joueurs, ainsi que les relations internes et externes du club. Ces missions lui ont valu le surnom de « touche‑tout » au sein de la direction.
Sa relation avec Gérard Lopez, connue depuis 2021, s’est détériorée après le contrôle de la DNCG le 30 juin, où les divergences stratégiques sont apparues. De Carli a reconnu que le dialogue était devenu difficile.
« J’ai fait des erreurs, et une en particulier : celle de ne pas avoir dit non quand je voyais le club aller sur le mauvais chemin », a-t-il affirmé. « Je l’ai dit mais ma voix n’était pas écoutée », a-t-il ajouté, exprimant son sentiment d’impasse.
Selon Sud‑Ouest, le directeur général Arnaud Saint‑André et huit salariés administratifs resteront en poste, soutenant le nouveau président Dominique Delport. Cette continuité vise à stabiliser la structure après le rachat.
Cinq années aux côtés de Gérard Lopez ont été marquées par cinq saisons de déclin inexorable, selon les observateurs du quotidien. Le départ de De Carli clôture ainsi une période de turbulence au sein des Girondins de Bordeaux.