Coupe du Monde
Belges iraniens fierté et oppression, match Belgique-Iran
Les résidents iraniens en Belgique sont confrontés à des émotions contradictoires à l'approche du match de la Coupe du monde de dimanche entre la Belgique et l'Iran. Beaucoup ont fui la répression en Iran et vivent désormais en Belgique, où ils ont adopté les Diables Rouges comme leur nouvelle équipe nationale.
L'idéal apolitique du football se heurte à la réalité pour ces supporters. « Le football ne devrait pas être politique, mais il l'est devenu », a déclaré un fan iranien‑belge, reflétant la tension plus large ressentie au sein de la diaspora.
Le match marque la première fois que la Belgique affronte l'Iran lors d'une rencontre de Coupe du monde, ce qui ajoute une importance particulière pour les migrants iraniens qui voient le jeu à la fois comme un événement sportif et un moment symbolique. Pour certains, soutenir la Belgique est un acte de défi envers le régime qu'ils ont quitté.
Les associations culturelles iraniennes locales ont signalé un intérêt croissant pour le match, beaucoup organisant des soirées de visionnage à Bruxelles et à Anvers. Les réseaux sociaux sont inondés de messages d'Iraniens‑belges incitant leurs camarades supporters à encourager la Belgique.
Le sélectionneur belge Roberto Martínez a reconnu les circonstances uniques entourant la rencontre. « Nous sommes conscients des émotions en jeu », a déclaré Martínez. « Notre concentration reste sur le terrain, mais nous reconnaissons le contexte plus large. »
La Fédération belge de football n'a pas publié de consignes officielles pour les supporters iraniens‑belges, laissant les individus gérer leurs allégeances personnelles en privé. Beaucoup décrivent l'expérience comme émotionnellement complexe, déchirés entre leur héritage et leur nouvelle appartenance.
Le match de dimanche au Khalifa International Stadium sera diffusé en direct à travers la Belgique, les communautés iraniennes‑belges étant attendues en grand nombre. La rencontre représente plus qu'un simple match de football — c’est un moment de prise de conscience pour une diaspora prise entre deux identités.
Roberto Martínez : « Nous sommes conscients des émotions en jeu. »