Ligue 1
Canal+ pressé de relancer les droits TV de la Ligue 1 dès 2027
Alors que la Ligue 1 fait face à une crise financière où les abonnements ne couvrent que quelques millions d’euros par saison, le marché des droits télévisés connaît un revirement: le nouveau appel d’offres, initialement prévu pour 2029, pourrait être avancé à l’an prochain, ouvrant la porte à Canal+ comme éventuel sauveur.
Avance du calendrier et rôle d’Olivier Bramly
L’Équipe révèle que le directeur général de LFP Media, Olivier Bramly, a présenté au conseil d’administration de la Ligue son souhait d’avancer la consultation des acteurs pour la période 2027‑2032. Cette décision vise à pallier la situation critique du championnat de France, où les revenus d’abonnements restent insuffisants.
Le report du calendrier, de 2029 à l’année prochaine, constitue un « coup de théâtre » sur le marché des droits TV. Il permet aux parties intéressées de négocier plus tôt, alors que la pression financière s’intensifie.
Canal+ parmi les prétendants
Canal+, longtemps en froid avec la LFP et absent du dernier appel d’offres, revient parmi les médias sondés aux côtés, Netflix, Apple et Prime Video. La chaîne cryptée pourrait ainsi reprendre le flambeau et offrir une solution durable aux clubs.
LFP Media a récupéré cette saison 100 % des matchs après le retrait de du samedi après‑midi, ce qui lui permet de commercialiser la Ligue 1 en un seul lot. Cette centralisation pourrait séduire un acquéreur, que ce soit par l’achat direct des droits ou par la distribution de la chaîne Ligue 1+.
Le facteur décisif restera le prix proposé. Canal+ devra évaluer s’il peut miser sur la Ligue 1 en 2027, alors que son président, Maxime Saada, dénonce le doublement de la TVA sur les chaînes payantes, de 10 % à 20 %, prévu dans le projet de loi de finances 2027. Cette hausse pourrait contraindre le groupe à réduire ses investissements dans le sport.
En résumé, l’avancement de l’appel d’offres crée une opportunité pour Canal+ de devenir le nouveau diffuseur principal, mais la viabilité de ce pari dépendra de l’évolution fiscale et du montant que la chaîne sera prête à offrir.