Ligue 1
Ligue 1+ menacé par un appel d’offres 2027‑2032 accéléré
Selon L’Equipe, le directeur général d’LFP Media, Olivier Bramly, a annoncé lors du conseil d’administration que la Ligue 1+ ouvrira un appel d’offres pour les droits télévisés du championnat sur la période 2027‑2032, avec décision attendue le 20 octobre. Cette initiative pourrait précipiter la fin anticipée de la plateforme.
Accélération du calendrier de mise en concurrence
Le plan initial de son prédécesseur, Nicolas de Tavernost, prévoyait une consultation du marché en 2029 pour un cycle de cinq ans. Face aux difficultés économiques des clubs, qui ne perçoivent presque plus de revenus depuis la prise en main de la chaîne LFP, le calendrier a été avancé de deux ans. Les clubs ont exprimé leur mécontentement face aux revenus garantis par la plateforme.
Selon le quotidien sportif, les abonnements à Ligue 1+ ne génèrent que « quelques millions d’euros par saison » pour chaque club, un montant jugé insuffisant pour couvrir les coûts de production et de gestion.
Nouvelles règles de mise en paquet
La législation française autorise désormais la commercialisation du championnat en un seul lot, ce qui pousse LFP Media à sonder des diffuseurs comme Canal+, Netflix, Apple et Prime Video. L’objectif est de convaincre un acteur à miser davantage sur les droits, au lieu de simplement reprendre la plateforme. Ces diffuseurs ont été sondés au cours des derniers mois, selon les informations communiquées.
Le conseil devrait valider formellement le processus le 20 octobre, la procédure débutant début novembre, avec l’espoir de sélectionner un adjudicataire dans le mois qui suit. Mais le calendrier serré laisse peu de marge de négociation. Le contrat envisagé démarrerait en août 2027, exposant Ligue 1+ au risque de perdre les droits après seulement deux saisons d’activité. Si aucun accord n’est trouvé, la Ligue 1+ pourrait disparaître dès la fin du cycle 2027‑2029.
Clubs mécontents des revenus
Après le retrait de, qui versait 78,5 millions d’euros par saison pour la diffusion d’une rencontre, les clubs ne comptent plus que les recettes d’abonnements, se traduisant en quelques millions d’euros annuels par équipe. Malgré plus d’un million d’abonnés à la fin de la saison précédente, le modèle reste jugé insuffisant. De nombreuses sociétés espèrent que la nouvelle procédure attirera un opérateur majeur disposé à garantir des revenus supérieurs.
Le président du Lille, Olivier Létang, a déclaré: « Nous attendons que plus d’argent arrive aux clubs. Comme mes collègues, je suis préoccupé par cette situation. Notre métier n’est pas de gérer une chaîne télévisée ». Nasser Al‑Khelaïfi, président du PSG et de beIN Media Group, a ajouté que le modèle Ligue 1+ n’a aucun sens économique sans un minimum garanti pour les sociétés. Ces déclarations illustrent le consensus parmi les dirigeants sur la nécessité d’un modèle plus viable.
LFP Media envisage toutefois que la plateforme puisse subsister si un opérateur accepte une distribution exclusive sans racheter les droits télévisés. Cette incertitude pourrait influencer tant l’acquisition de nouveaux abonnés que les stratégies des diffuseurs, dont les contrats expirent à la fin de la saison en cours. La décision finale pourrait donc remodeler le paysage télévisuel du football français.