Coupe du Monde
Chronique Hugo Borst avertit : Fouilleren, c’est pour les aéroports, pas les stades
La chronique de Hugo Borst juxtapose les feux d'artifice imprudents lancés par les supporters de Rotterdam à Leeuwarden avec son affirmation tranchée que le fouilleren relève de la sécurité aéroportuaire, et non des terrains de football, après que cinq supporters du Cambuur ont subi des brûlures, une perte auditive et des blessures aux yeux lors de la confrontation Cambuur‑Feyenoord.
Chaos des feux d'artifice à Leeuwarden
Les supporters du Feyenoord ont déclenché des feux d'artifice à Leeuwarden, déchargeant 23 caisses d'explosifs qui se sont enflammées dans les tribunes. Les feux d'artifice ont été lancés par les supporters de Rotterdam depuis la section des supporters de Rotterdam. Cinq supporters du Cambuur ont subi des brûlures, des dommages auditifs et des blessures aux yeux, tandis que plusieurs joueurs et officiels du Cambuur et du Feyenoord ont observé l'incident depuis le terrain. Le règlement du match stipule que si un supporter est blessé, le jeu continue, mais si un joueur ou un officiel est touché, le match doit être arrêté immédiatement. L'auteur note qu'un coup sur le gardien aurait interrompu la rencontre.
Réaction du club et appel à la régulation
Un maire de Zandvoort, qui aurait coordonné un protocole bizarre impliquant le transport des 23 douzaines de feux d'artifice, a été cité comme la source de cet arrangement risqué. Le protocole décrivait les feux d'artifice comme étant transportés dans un bouclier et déployés trois heures plus tard dans le stade hostile, une méthode que le chroniqueur compare aux procédures de sécurité aéroportuaire. La présence du maire à Zandvoort plutôt qu'à Leeuwarden a soulevé des questions sur la responsabilité.
Après une demi-heure de jeu, les deux équipes ont repris le match, la boîte de sortie étant encore jonchée de débris. Le Feyenoord a commencé à marquer, et le Cambuur a inscrit deux buts de consolation, terminant le match 2‑5. Au coup de sifflet final, les 23 caisses de feux d'artifice étaient épuisées, ne laissant que les séquelles des blessures et du désordre.
Maire van Oosten critique Cambuur pour feux d'artifice contre Feyenoord
Le nouveau directeur général du Feyenoord a publié une déclaration affirmant que l'épisode des feux d'artifice était « inutile » et a condamné toute personne qui met en danger autrui avec des pyrotechniques. Il a déclaré : « Si vous frappez d'autres personnes avec un feu d'artifice, vous devriez en avoir honte », et a averti que les auteurs feraient face à une interdiction du stade. Le commentaire a été publié à côté de la photo © ANP / DPG Media des supporters du Feyenoord qui documentait l'incident.
L'ancienne autorité du club Robert Eenhoorn a rappelé que sous l'ancien président Jorien van den Herik le club avait parfois du mal à contenir la violence, suggérant qu'une législation plus stricte est nécessaire. Il a indiqué la législation du football anglais, qui impose une obligation de signalement et alloue davantage de financement policier, comme modèle. Il a soutenu que seule une langue ferme et une autorité claire peuvent permettre aux clubs de garder le contrôle de leurs propres stades.
Le contraste saisissant entre l'assaut chaotique des feux d'artifice et l'appel du club à des règles plus strictes souligne une urgence croissante pour une meilleure régulation du comportement des supporters. Comme le soutient la chronique de Hugo Borst, le fouilleren peut appartenir aux aéroports, mais les sites de football exigent désormais des mesures de sécurité tout aussi rigoureuses.